Identifier les unités de jeu en avantage numérique de la LNH qui pourraient offrir un potentiel caché en matière de hockey fantastique est un exercice délicat, surtout lorsqu’on prend en compte le temps passé sur la glace. Une analyse approfondie des statistiques révèle que le temps de jeu est un indicateur crucial pour distinguer les opportunités réelles des simples coïncidences.
Cette saison, 8 432 configurations différentes d’unités de jeu en avantage numérique ont été observées, mais la plupart n’ont eu qu’une brève présence sur la glace. Plus de la moitié ont joué pendant cinq secondes ou moins, et près de 90 % ont été sur la glace pendant moins d’une minute. Ces changements de lignes rapides ne fournissent pas suffisamment de données fiables. Pour identifier les unités dignes d’analyse, il est nécessaire de fixer un seuil minimal de temps de jeu, ce qui nous amène à la notion de stabilité des classements.
En examinant les 25 premières unités classées en fonction des tentatives de tir par deux minutes, à des seuils de temps croissants, on constate que le classement devient plus stable avec le temps. Au début, avec seulement 15 secondes à une minute de jeu, le classement est en constante évolution. Cependant, une fois qu’une unité a accumulé environ huit minutes de jeu ensemble, le taux de rotation diminue considérablement et le classement commence à se stabiliser. C’est à ce moment que les statistiques de taux deviennent significatives et reproductibles : ce sont les unités qui génèrent constamment des tirs et des buts, et celles qui méritent d’être surveillées pour le hockey fantastique.
L’application de ce seuil de huit minutes réduit le nombre d’unités à considérer à 166. Voici un aperçu des unités de jeu en avantage numérique qui ont accumulé le plus de temps de glace cette saison :
| Unité | Équipe | Temps de glace (TOI) | Buts | Tentatives de tir par deux minutes |
|---|---|---|---|---|
| Mikko Rantanen, Roope Hintz, Jason Robertson, Wyatt Johnston, Miro Heiskanen | DAL | 112:15 | 26 | 3,49 |
| Zach Hyman, Ryan Nugent-Hopkins, Leon Draisaitl, Connor McDavid, Evan Bouchard | EDM | 75:43 | 23 | 3,99 |
| Elias Lindholm, David Pastrnak, Pavel Zacha, Morgan Geekie, Charlie McAvoy | BOS | 75:18 | 17 | 3,69 |
| Nikita Kucherov, Jake Guentzel, Oliver Bjorkstrand, Brayden Point, Darren Raddysh | TB | 70:26 | 15 | 3,41 |
| Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov, Lane Hutson | MON | 67:53 | 12 | 2,98 |
| Kyle Palmieri, Jonathan Drouin, Bo Horvat, Mathew Barzal, Matthew Schaefer | NYI | 64:35 | 6 | 3,90 |
| Patrick Kane, Dylan Larkin, Alex DeBrincat, Lucas Raymond, Moritz Seider | DET | 62:18 | 11 | 3,82 |
| Nazem Kadri, Jonathan Huberdeau, Morgan Frost, Matt Coronato, Rasmus Andersson | CGY | 58:06 | 8 | 3,55 |
| Nick Schmaltz, Clayton Keller, Dylan Guenther, Logan Cooley, Mikhail Sergachev | UTAH | 56:38 | 9 | 3,67 |
| Drake Batherson, Brady Tkachuk, Dylan Cozens, Tim Stutzle, Jake Sanderson | OTT | 56:05 | 11 | 3,42 |
Bien qu’il y ait une certaine variance dans le succès de ces unités, on observe une moyenne solide d’environ 3,7 tentatives de tir par deux minutes de jeu. Cependant, dépasser cette moyenne ne garantit pas nécessairement une meilleure conversion de buts. Le temps de glace indique l’opportunité, mais ne reflète pas toujours l’efficacité. C’est pourquoi il est également important de prendre en compte les tentatives de tir par deux minutes et d’autres statistiques de taux pour identifier le véritable potentiel en hockey fantastique.
Voici un aperçu des leaders en termes de tentatives de tir par deux minutes en avantage numérique, avec un minimum de huit minutes de temps de glace total cette saison :
| Unité | Équipe | Buts | Tentatives de tir par deux minutes |
|---|---|---|---|
| Mikael Granlund, Frank Vatrano, Troy Terry, Leo Carlsson, Jackson LaCombe | ANA | 15.74 | |
| Sidney Crosby, Bryan Rust, Anthony Mantha, Ben Kindel, Erik Karlsson | PIT | 15.55 | |
| Brad Marchand, Sam Reinhart, Sam Bennett, Mackie Samoskevich, Seth Jones | FLA | 25.30 | |
| Brock Boeser, Jake DeBrusk, Elias Pettersson, Kiefer Sherwood, Tom Willander | VAN | 35.21 | |
| David Pastrnak, Viktor Arvidsson, Pavel Zacha, Morgan Geekie, Charlie McAvoy | BOS | 35.04 |
L’unité récemment formée des Canucks de Vancouver, composée de Brock Boeser, Jake DeBrusk, Elias Pettersson, Kiefer Sherwood et Tom Willander, se distingue particulièrement. Cette formation, mise en place après le départ de Zeev Buium sur le point suite à l’échange de Quinn Hughes, affiche un taux impressionnant de 5,21 tentatives de tir par deux minutes. Bien qu’ils n’aient accumulé que 15 minutes et 45 secondes de jeu ensemble, avec trois buts et de nombreuses occasions, il est fort probable qu’ils restent ensemble. Willander, disponible dans 99,7 % des ligues, pourrait être un ajout intéressant pour la deuxième moitié de la saison.
Voici quelques autres joueurs à surveiller :
- Jason Zucker (BUF, disponible dans 83,1 % des ligues ESPN) : Les Sabres comptent deux unités parmi les meilleures en termes de taux de tentatives de tir, et Zucker, qui a manqué 19 matchs cette saison, fait partie des deux. Il est un moteur de jeu en avantage numérique et maintient un bon taux de points par match.
- Luke Hughes (NJ, disponible dans 38,6 %) : Les Devils devraient résoudre le dilemme de Dougie Hamilton. Si une nouvelle équipe est trouvée pour le vétéran, Hughes pourrait prendre les commandes de l’avantage numérique.
- James van Riemsdyk (DET, disponible dans 98,1 %) : Van Riemsdyk est devenu un ajout incontournable grâce à son nouveau rôle de spécialiste sur la première unité des Red Wings.
- Dmitry Orlov (SJ, disponible dans 81,7 %) : Les Sharks semblent privilégier Orlov comme quart-arrière en avantage numérique, ce qui se traduit par de meilleurs résultats.
En conclusion, l’analyse du temps de glace et des statistiques de taux permet d’identifier les unités de jeu en avantage numérique qui présentent un potentiel réel en hockey fantastique. Il est essentiel de prendre en compte la stabilité des formations et de rechercher celles qui, bien qu’elles n’aient pas encore beaucoup de temps de glace, pourraient se stabiliser et continuer à produire grâce à leurs taux impressionnants.
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