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Un étudiant diplômé qui affirmait que « la Corée du Nord avait envoyé un drone » travaillait au bureau du président Yong (complet)

Un ancien employé de la présidence sud-coréenne se présente, affirmant avoir envoyé un drone en Corée du Nord pour mesurer la radioactivité Séoul – Un homme se présentant comme un ancien employé contractuel du bureau présidentiel sud-coréen, sous…

Un étudiant diplômé qui affirmait que « la Corée du Nord avait envoyé un drone » travaillait au bureau du président Yong (complet)

Un ancien employé de la présidence sud-coréenne se présente, affirmant avoir envoyé un drone en Corée du Nord pour mesurer la radioactivité

Séoul – Un homme se présentant comme un ancien employé contractuel du bureau présidentiel sud-coréen, sous l’administration Yoon Seok-yeol, a affirmé être le pilote d’un drone infiltré en Corée du Nord. L’individu, identifié uniquement par son nom de famille « A », a contacté les médias et se propose de collaborer avec la police dans le cadre de l’enquête en cours.

L’affaire prend une tournure inattendue alors que Pyongyang a récemment dénoncé des « provocations » par drones de la Corée du Sud, affirmant avoir abattu des appareils en septembre dernier et le 4 janvier. L’armée nord-coréenne a même menacé Séoul de « conséquences » pour ces actions.

Selon M. A, son initiative n’était pas motivée par des intentions hostiles, mais par une volonté de mesurer les niveaux de radiation et de contamination par les métaux lourds autour d’une usine d’uranium située dans le comté de Pyeongsan, en Corée du Nord. Il affirme avoir effectué trois vols depuis septembre, pilotant le drone équipé de capteurs spécifiques. « Je n’ai pas critiqué notre armée, ni rien de tout cela. J’avais un objectif précis et je pensais que c’était légitime, » a-t-il déclaré.

L’homme a également affirmé que le drone abattu par la Corée du Nord correspondait à un modèle qu’il avait lui-même modifié et peint. Il a même diffusé des images prises par l’appareil.

La police et l’armée mènent une enquête conjointe pour déterminer la véracité des affirmations de M. A et établir si l’appareil était bien un drone civil, comme le suggère le ministère de la Défense nationale, ou s’il s’agissait d’un engin militaire. L’enquête a été lancée après la convocation et l’interrogatoire d’un fabricant de drones, un ami de M. A, dans le cadre de l’enquête initiale.

Les autorités restent prudentes. « Nous étudions toutes les pistes et il n’y a rien à confirmer pour le moment concernant le contenu de l’interview, » a déclaré un responsable de la police.

Cette affaire soulève des questions sur la sécurité des frontières et la capacité de surveillance de la Corée du Nord, mais aussi sur les motivations de cet ancien employé présidentiel et la nature exacte de sa mission. L’enquête se poursuit pour démêler le vrai du faux dans cette affaire complexe et potentiellement explosive.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.