À l’approche d’élections menant le Parti québécois vers une possible majorité, un sondage Synopsis-La Presse publié le 28 septembre 2026 révèle que seulement 14 % des Québécois croient en la victoire du Oui lors d’un référendum sur la souveraineté, malgré des intentions de vote s’établissant à 29 %.
Le Parti québécois se dirige vers une majorité à l’Assemblée nationale qui lui donnerait les coudées franches pour tenir un référendum sur la souveraineté, selon les données rendues publiques le lundi 28 septembre 2026. Pourtant, les partisans du Oui doutent eux-mêmes de la victoire de leur camp, alors que l’appui à la souveraineté se trouve au plus bas dans l’opinion publique.
Intentions de vote et scepticisme généralisé face au Oui
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D’après le sondage Synopsis-La Presse, 29 % des Québécois voteraient Oui si un référendum avait lieu, tandis que 71 % choisiraient le Non, après répartition des indécis. L’option souverainiste a ainsi reculé de cinq points en deux semaines. Youri Rivest, associé chez Synopsis, qualifie ce résultat de plus bas niveau jamais mesuré dans la fourchette historique.
Interrogés sur l’issue d’un tel scrutin, 67 % des répondants affirment que le camp du Non sortirait victorieux, contre seulement 14 % qui croient en une victoire du camp du Oui, tandis que 20 % ne se prononcent pas. Le doute s’observe même chez les électeurs convaincus : parmi ceux qui voteraient Oui, 40 % estiment que leur option l’emporterait, mais 40 % croient que ce serait le Non.
Même ceux qui appuient la souveraineté, il n’y a même pas une majorité qui pense que ce serait un Oui victorieux. C’est très spécial : on vote pour le Parti québécois, ils vont faire un référendum, puis ils vont le perdre. C’est ça, l’histoire que les gens se racontent.
Youri Rivest, associé chez Synopsis
Le paradoxe du Parti québécois et la tenue d’un scrutin
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Le sondage met en lumière une contradiction apparente dans l’esprit des électeurs. Alors que le Parti québécois progresse dans les intentions de vote et s’approche d’une zone majoritaire, la souveraineté en tant que projet ne suit pas cette dynamique.
C’est comme deux choses complètement différentes dans la tête des électeurs. Le Parti québécois, c’est une chose, c’est vu comme le gouvernement en réserve pour avoir un changement, mais la souveraineté, c’en est une autre
, analyse Youri Rivest.
Par ailleurs, un peu plus de la moitié des Québécois, soit 52 %, s’attendent à ce que le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, tienne effectivement un référendum sur la souveraineté s’il accède au pouvoir le 5 octobre. À l’inverse, 29 % des personnes interrogées pensent qu’il ne le fera pas.
Perception des répercussions d’une victoire du Non
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L’enquête d’opinion s’est également penchée sur les conséquences d’un échec référendaire. Une victoire du Non est perçue comme un résultat positif pour le Québec par 41 % de la population. À l’opposé, 23 % estiment qu’un tel dénouement serait négatif, tandis que 24 % jugent que l’impact serait neutre.