YouTube vient de donner aux parents un outil supplémentaire pour encadrer l’utilisation de sa plateforme par leurs adolescents. La célèbre plateforme vidéo permet désormais de limiter le temps de visionnage des « Shorts », ses vidéos courtes, afin de mieux protéger les jeunes utilisateurs.
Cette nouvelle fonctionnalité, annoncée le 14 février sur le blog officiel de YouTube, s’adresse aux comptes supervisés d’adolescents. Elle ne sera pas appliquée automatiquement : les parents devront l’activer manuellement et choisir une durée de visionnage maximale pour les Shorts, allant de 15 minutes à 2 heures. Il est même possible de bloquer complètement l’accès à ces vidéos en réglant la limite à zéro minute.
YouTube propose également des options pour encourager les jeunes à faire des pauses, notamment en personnalisant les notifications d’heure de coucher. « Il s’agit d’une fonctionnalité qui permet aux parents de contrôler clairement la quantité de contenu de courts métrages que leurs enfants regardent », a expliqué la plateforme, soulignant qu’elle offre une « flexibilité » aux parents.
Parallèlement à cette mise à jour, YouTube introduit de nouvelles « Consignes pour les créateurs » destinées à orienter les adolescents vers un contenu plus informatif et adapté à leur âge. Ces directives ont été élaborées en collaboration avec l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et validées par l’American Psychological Association, le Boston Children’s Hospital et le Comité coréen pour l’UNICEF. YouTube prévoit d’intégrer ces recommandations à son système de recommandation pour favoriser l’accès à des contenus pertinents pour les jeunes.
La plateforme travaille également à simplifier la création de comptes pour les enfants et à faciliter la gestion de plusieurs comptes par les parents. Garth Graham, responsable de la santé et de la santé publique chez YouTube, a insisté sur l’importance d’un dialogue ouvert entre parents et enfants : « Les parents devraient parler avec leurs enfants et définir des fonctions de gestion qui reflètent les caractéristiques de leurs enfants », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est « nécessaire d’étendre progressivement l’autonomie en fonction du stade de croissance de l’adolescent ».
Ces initiatives interviennent dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes. L’Australie a d’ailleurs annoncé en décembre dernier l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une première mondiale. D’autres plateformes, comme Meta (Facebook, Instagram, Threads) et TikTok, ont également renforcé leurs mesures de protection, notamment en proposant des comptes privés par défaut pour les adolescents et en limitant le temps d’utilisation quotidien.
Ces nouvelles fonctionnalités seront déployées mondialement d’ici la fin du premier trimestre 2024.