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Recherche sur la toxicité due aux micro- et nanoplastiques dans les intestins

by Sophie Martin

Publié le 16 janvier 2026 12:38:00. Une thèse de l’Université de Wageningen révèle que les modèles actuels sous-estiment la toxicité réelle des micro- et nanoplastiques sur l’intestin, en raison notamment de l’influence des protéines qui s’y fixent. Hugo Brouwer soutiendra sa thèse le 22 janvier.

  • Les modèles de prédiction de la toxicité des micro- et nanoplastiques sont biaisés par une surreprésentation du polystyrène.
  • La « couronne protéique » qui se forme autour des particules de plastique joue un rôle crucial dans leur toxicité et leur biodisponibilité.
  • Malgré cette complexité, les modèles in silico développés suggèrent un faible risque actuel pour la santé humaine.

Les recherches d’Hugo Brouwer, qui soutient sa thèse le jeudi 22 janvier à l’Université de Wageningen, mettent en lumière les limites des outils actuels d’évaluation des risques liés à la pollution plastique. Son étude porte sur l’impact des micro- et nanoplastiques sur l’intestin et les cellules immunitaires qui y résident.

L’étude révèle que les modèles existants ne parviennent pas à prédire avec précision la toxicité réelle de ces particules. Cette divergence s’explique en partie par un biais méthodologique : les recherches se concentrent souvent sur le polystyrène, un type de plastique particulièrement étudié, mais qui ne représente qu’une fraction de la pollution plastique globale.

Un autre facteur clé identifié par M. Brouwer est l’influence de la « couronne protéique ». Lorsque les micro- et nanoplastiques se retrouvent dans l’environnement biologique, des protéines s’y fixent, modifiant leur comportement et leur interaction avec les cellules. Ces protéines peuvent augmenter l’immunogénicité des particules, stimuler la production d’espèces réactives de l’oxygène (des molécules potentiellement nocives) et perturber la barrière intestinale, facilitant ainsi leur absorption par les cellules via un processus appelé phagocytose.

Pour mieux appréhender ces phénomènes, le chercheur a développé des modèles in silico, c’est-à-dire des simulations informatiques, capables de prédire les concentrations de micro- et nanoplastiques dans les tissus après ingestion orale. Ces modèles suggèrent que, dans l’état actuel des connaissances, le risque pour la santé humaine reste faible.

Cependant, M. Brouwer souligne l’importance de tenir compte des différences observées entre les résultats des modèles et l’impact réel des micro- et nanoplastiques, à mesure que l’évaluation des risques liés à cette pollution se précise. Il est donc crucial de poursuivre les recherches pour affiner les outils d’évaluation et mieux comprendre les effets à long terme de ces particules sur la santé.

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