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les ventes de bouteilles au plus bas depuis plus de vingt ans, hors Covid

Les ventes de champagne connaissent un ralentissement marqué. Avec environ 266 millions de bouteilles expédiées en 2025, le secteur affiche son plus faible niveau depuis 2002, hors période de crise sanitaire. Selon les chiffres publiés ce samedi 17…

les ventes de bouteilles au plus bas depuis plus de vingt ans, hors Covid

Les ventes de champagne connaissent un ralentissement marqué. Avec environ 266 millions de bouteilles expédiées en 2025, le secteur affiche son plus faible niveau depuis 2002, hors période de crise sanitaire.

Selon les chiffres publiés ce samedi 17 janvier 2026 par le Comité Champagne, les expéditions ont légèrement diminué par rapport à l’année précédente (272 millions de bouteilles). Ce recul s’inscrit dans une tendance baissière observée depuis trois ans, mais reste significatif si l’on considère l’historique du secteur. L’année record demeure 2007, avec 338 millions de bouteilles vendues, tandis que 2020, marquée par les restrictions liées à la pandémie de Covid-19, avait vu les expéditions chuter à 287 millions d’unités.

« Il est important de distinguer l’expédition de la consommation, explique David Chatillon, coprésident du Comité Champagne. Les chiffres que nous publions concernent les bouteilles achevées et prêtes à être commercialisées, qu’elles soient destinées au marché français ou à l’exportation. »

Le Comité Champagne attribue ce ralentissement à un contexte économique et géopolitique incertain, ainsi qu’à des évolutions dans les habitudes de consommation et à des ajustements de stocks. « Le champagne est avant tout un symbole de célébration et de bonne humeur, souligne David Chatillon. Le climat actuel, tant au niveau national qu’international, n’est pas particulièrement propice à la fête. »

Malgré la baisse des volumes, le chiffre d’affaires du champagne se maintient à un niveau stable. David Chatillon, qui préside également l’Union des Maisons de Champagne, précise que cette stabilité est due en partie à une augmentation des prix moyens et à un changement dans la composition des ventes. « Les cuvées de prestige ont été plus affectées par le ralentissement que les champagnes bruts sans année, ce qui a eu un impact sur le prix moyen. »

L’interprofession s’inquiète également des possibles droits de douane supplémentaires envisagés par l’administration américaine. « Nous attendons de voir comment la situation évolue, mais de telles mesures constitueraient un nouveau coup dur pour l’ensemble des exportations européennes, et pas seulement pour le champagne », avertit David Chatillon.

Pour l’avenir, le Comité Champagne affiche un optimisme prudent. « La Champagne a traversé de nombreuses crises au cours de ses 300 ans d’histoire, et son organisation interprofessionnelle a toujours su transformer les difficultés en opportunités », assure David Chatillon. « Nous devons prendre les bonnes décisions et redoubler d’efforts sur les marchés existants. »

Le secteur mise notamment sur le développement de nouveaux marchés à l’export, tels que le Mercosur, où la suppression progressive des taxes pourrait stimuler les ventes. L’Inde, malgré des taxes actuellement élevées, représente également un potentiel de croissance considérable. « La signature d’un accord commercial entre l’Union européenne et l’Inde pourrait ouvrir des perspectives énormes pour le champagne », conclut David Chatillon.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.