Le message présidentiel transmis à Rabat

La réception de Mohamed Salem Ould Merzoug par Nasser Bourita le 22 mai souligne une volonté mutuelle de maintenir un canal politique fluide. Au-delà de la simple transmission du message présidentiel, cet échange a permis aux deux chefs de la diplomatie de passer en revue la coopération bilatérale et d’explorer les perspectives de coordination future.
Selon Medias24, Nasser Bourita a profité de cette occasion pour réaffirmer la profondeur des relations qui unissent le Maroc et la Mauritanie. Ce geste diplomatique intervient dans un moment où les deux pays cherchent à synchroniser leurs agendas, tant sur le plan politique que sécuritaire.
L’importance de ce message réside dans sa capacité à stabiliser et à dynamiser les rapports entre Rabat et Nouakchott, transformant une relation de voisinage en un partenariat stratégique plus intégré.
L’offensive économique de Karim Zidane à Nouakchott

Parallèlement aux échanges diplomatiques, une offensive économique concrète s’est déployée à Nouakchott. Le mercredi 20 mai 2026, Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques, a été reçu par le directeur général de l’Agence de Promotion des Investissements en Mauritanie (APIM), Dr Tah Ahmed Meouloud.
Cette visite ne s’est pas limitée à des formalités. La délégation marocaine, comprenant Ali Seddiki, directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), ainsi que l’ambassadeur Hamid Chabar, a analysé les mécanismes d’accompagnement des investisseurs. Comme le rapporte Aujourd’hui le Maroc, les discussions ont porté sur le rapprochement des écosystèmes économiques des deux pays.
L’objectif est clair : identifier des opportunités communes dans des secteurs d’intérêt mutuel pour transformer les intentions diplomatiques en flux de capitaux et en projets industriels.
Synergie institutionnelle et partage d’expériences
L’approche adoptée par Rabat et Nouakchott repose sur une stratégie de miroir institutionnel. L’APIM et l’AMDIE cherchent désormais à partager leurs expériences pour faciliter la mise en œuvre de projets d’investissement. Cette dynamique fait suite à une mission préparatoire menée par l’APIM au Maroc en avril 2026, centrée sur le système marocain d’investissement et d’entrepreneuriat.
D’après Saharamedias FR, Karim Zidane a insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de suivi concrets. Il a appelé à un renforcement de la communication directe entre les acteurs économiques pour éviter que les accords ne restent lettre morte.
Le parcours institutionnel de l’APIM, présenté lors de la visite, montre une évolution vers une vision accrue de facilitation et de suivi des investissements, un modèle que le Maroc souhaite soutenir pour créer un corridor économique plus robuste.
L’engagement royal et la dynamique du secteur privé

Le volet politique a été scellé par une audience entre Karim Zidane et le chef de l’État mauritanien. Lors de cet échange, le ministre marocain a réaffirmé l’attachement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au renforcement des relations de fraternité et de coopération distinguées unissant le Royaume du Maroc et la République islamique de Mauritanie.
Cette volonté politique s’appuie sur des fondations posées par le secteur privé. Perspectives Med rappelle qu’en mai 2024, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et l’Union nationale du patronat mauritanien (UNPM) avaient déjà organisé un Forum économique à Nouakchott pour stimuler les échanges.
L’enjeu actuel est de passer d’un forum d’échanges à une intégration structurelle. La confiance exprimée par Karim Zidane dans l’ouverture d’une nouvelle dynamique suggère que la prochaine étape sera marquée par des signatures de contrats et des investissements directs étrangers (IDE) accrus.
En liant la diplomatie de haut niveau (le message présidentiel) à l’exécution technique (la collaboration APIM-AMDIE), le Maroc et la Mauritanie tentent de bâtir un axe de stabilité et de croissance dans un voisinage régional complexe. Le succès de cette stratégie dépendra désormais de la capacité des mécanismes de suivi mentionnés par Zidane à transformer ces visites en réalités économiques tangibles.
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