L’obligation de l’épreuve de mathématiques pour tous les lycéens

Une modification structurelle majeure impacte la session actuelle. Selon L’Étudiant, tous les lycéens des filières générale et technologique sont désormais tenus de passer l’épreuve anticipée de mathématiques. Cette obligation s’applique systématiquement, que les élèves aient choisi ou non la spécialité mathématiques dans leur parcours.
Cette évolution réglementaire est le fruit de la réforme du baccalauréat visant à stabiliser le niveau de compétences scientifiques des bacheliers. Auparavant, l’épreuve de mathématiques était réservée aux élèves ayant sélectionné cette spécialité. Désormais, elle constitue un socle commun obligatoire pour l’ensemble des lycéens des voies générale et technologique, quelle que soit leur spécialité de terminale. Le programme évalué se concentre sur des notions fondamentales d’analyse, de géométrie et de probabilités, afin de garantir une homogénéité des connaissances scientifiques à l’issue du cycle terminal.
Le calendrier des examens montre une progression géographique. Les candidats situés en Amérique du Nord ont été les premiers à entamer ces épreuves ce lundi 1er juin. En France métropolitaine, les épreuves sont programmées pour le vendredi 12 juin.
Les mesures d’exception pour le Mali et le Moyen-Orient
L’instabilité sécuritaire et les conflits récents dans plusieurs régions ont lourdement perturbé la scolarité et la préparation psychologique des élèves. Le SNES-FSU rapporte que le ministère de l’Éducation nationale a dû instaurer des aménagements spécifiques pour les centres étrangers situés dans des zones de crise.
| Zones géographiques impactées | Nature des aménagements |
|---|---|
| Mali, Bahreïn, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Israël, Koweït, Liban, Qatar | Utilisation des moyennes annuelles pour le Bac (français, mathématiques, spécialités, philosophie) |
| Zones de conflit (DNB) | Annulation des épreuves terminales et de l’épreuve orale |
| Baccalauréat (Zones de conflit) | Annulation de l’épreuve du Grand Oral |
Concernant le Diplôme National du Brevet (DNB), l’annulation des épreuves orales et terminales dans les zones de conflit signifie que l’évaluation finale repose exclusivement sur les notes de contrôle continu obtenues durant l’année de troisième. Les chefs d’établissement sont responsables de la validation et de la transmission de ces moyennes annuelles aux autorités académiques pour garantir la régularité du processus.
Ces dispositifs visent à compenser les interruptions d’enseignement et les conditions de préparation dégradées. Pour les élèves scolarisés dans ces pays, les moyennes annuelles remplaceront les épreuves anticipées de français, tant à l’écrit qu’à l’oral, ainsi que les mathématiques et les épreuves de spécialité. Le mécanisme de substitution repose sur une procédure administrative stricte : les chefs d’établissement transmettent les relevés de notes validés aux rectorats de zone, qui centralisent les résultats pour le compte du ministère. Les inspecteurs d’académie sont chargés de la vérification de la conformité de ces dossiers, une tâche complexifiée par la nécessité de valider des moyennes issues de contextes pédagogiques instables.
Les modalités de remplacement et les critiques du SNES-FSU

Le calendrier des sessions de rattrapage présente des disparités notables selon le statut des candidats. Les élèves sous statut individuel pourront se présenter à une session de remplacement en septembre 2026 pour le baccalauréat et le DNB. Une exception est toutefois appliquée au Liban, où ces candidats passent les épreuves fin mai, durant les jours fériés.
L’inscription pour la session de remplacement de septembre 2026 pour les candidats sous statut individuel doit impérativement être effectuée via la plateforme Cyclades, en respectant les calendriers de gestion des examens nationaux. Les candidats doivent présenter des justificatifs d’absence ou de force majeure pour la session de juin afin de valider leur participation à cette session de rattrapage.
La gestion de cette crise suscite de vives tensions entre les autorités et le corps enseignant. Le SNES-FSU a critiqué le caractère tardif des décisions communiquées par le ministère. Le syndicat pointe une situation paradoxale où des enseignants doivent assurer la surveillance et la correction d’épreuves que leurs propres élèves ne peuvent pas passer en raison du contexte sécuritaire local.
Le SNES-FSU déplore également un risque de rupture d’égalité entre les candidats. Le syndicat souligne que la substitution des épreuves par le contrôle continu pourrait entraîner une disparité de traitement, les notes de classe étant jugées par certains observateurs comme moins standardisées que les épreuves nationales. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la reconnaissance de ces résultats par les institutions d’enseignement supérieur internationales, notamment pour les dossiers de candidature via Parcoursup ou les systèmes d’admission étrangers, craignant une dépréciation de la valeur du diplôme pour les élèves des zones de crise.