Jeudi 24 septembre 2026, au moins deux personnes ont été tuées lors d’une série de frappes de missiles russes sur Kiev, après une brève suspension à l’occasion d’une visite inédite d’émissaires américains pour relancer la diplomatie, selon ledauphine.com. Cette nouvelle attaque coïncide avec les démarches du président ukrainien Volodymyr Zelensky aux États-Unis pour exiger un durcissement des sanctions contre Moscou et réclamer davantage d’intercepteurs de défense antiaérienne.
Une série d’explosions violentes secoue Kiev
La capitale ukrainienne a été la cible d’une vingtaine de violentes explosions, selon des journalistes de l’Agence France-Presse présents sur place. L’armée de l’air ukrainienne avait préalablement émis une alerte signalant l’approche de missiles balistiques russes ciblant la métropole. Le maire de la ville, Vitali Klitschko, a immédiatement relayé les consignes d’urgence sur sa chaîne Telegram : La capitale est attaquée par des missiles balistiques. Restez dans les abris !
Selon le bureau du procureur de Kiev cité par ledauphine.com, les dégâts matériels incluent au moins 14 immeubles résidentiels, une école, une clinique, 25 voitures, un supermarché et des entrepôts logistiques, tandis que la police nationale fait état d’un bilan provisoire de deux morts et de huit blessés.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rapidement dressé un premier bilan des dégâts depuis les États-Unis, où il s’entretient avec des parlementaires du Congrès. Selon ses déclarations rapportées par les services de presse de l’exécutif ukrainien, les frappes ont touché des infrastructures civiles majeures, incluant des immeubles résidentiels, une maternité, ainsi que des installations énergétiques et logistiques. Des personnes sont restées bloquées sous les décombres de bâtiments endommagés. De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir frappé des usines de fabrication de composants de drones et de missiles, des dépôts de munitions et des entrepôts militaires, d’après ledauphine.com.
Des frappes simultanées à Odessa et un contexte d’escalade prolongée
La pression militaire s’exerce également dans le sud-ouest du pays. Les autorités locales d’Odessa ont confirmé des bombardements sur cette grande cité portuaire de la mer Noire, illustrant une intensification générale des tirs à longue portée de part et d’autre du front. Ces événements font suite à une série de bombardements la veille qui avaient déjà coûté la vie à au moins sept personnes à travers le territoire ukrainien.

Cette recrudescence des hostilités intervient alors que le dialogue diplomatique piétine aux Nations unies. S’exprimant au Conseil de sécurité de l’ONU, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a opposé une fin de non-recevoir aux appels à la trêve : Nous n’allons pas faire de pause dans notre opération militaire spéciale
, a-t-il averti, tout en affirmant que l’Europe cherchait un répit pour réapprovisionner l’Ukraine en armements. Dans la foulée de ces attaques, le Royaume-Uni a annoncé avoir débloqué 100 millions de livres, soit environ 116 millions d’euros, pour la défense antiaérienne ukrainienne, y compris pour les précieux missiles Patriot, rapporte ledauphine.com.
Le front diplomatique américain et la question des sanctions
En parallèle des opérations militaires, les tractations diplomatiques se poursuivent à Washington. Volodymyr Zelensky multiplie les interventions pour convaincre ses alliés occidentaux. À la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le dirigeant ukrainien a fustigé l’attitude du Kremlin, estimant que la pression internationale exercée jusqu’à présent demeure insuffisante pour enrayer l’offensive.
Face à ce déficit budgétaire qualifié d’astronomique et aux pertes économiques colossales subies par le secteur métallurgique et l’exportation agricole, les équipes de TF1 Info notent que l’effort de guerre ukrainien dépend étroitement de l’aide extérieure pour renouveler ses stocks d’intercepteurs de missiles balistiques, particulièrement difficiles à neutraliser en vol.