Le président américain Donald Trump a annoncé le 11 juin 2026 de nouvelles frappes « très fortes » contre l’Iran, ciblant potentiellement ses infrastructures pétrolières. Cette escalade survient après l’échec d’un cessez-le-feu et des attaques réciproques ayant touché des bases américaines dans le Golfe et des sites de défense aérienne iraniens.
La menace sur Kharg et les infrastructures pétrolières
Le ton a franchi un nouveau palier ce jeudi. Via sa plateforme Truth Social, Donald Trump a juré de frapper l’Irantrès fort ce soir. Au-delà des bombardements, le président américain a explicitement menacé de prendre le contrôle de sites stratégiques. Selon Boursorama, Washington envisage de s’emparer de l’île de Kharg, le principal terminal pétrolier du pays, ainsi que d’autres infrastructures énergétiques. L’administration américaine semble toutefois naviguer entre destruction et préservation. Interrogé par Fox News, Donald Trump a nuancé sa stratégie concernant les cibles civiles.
Oui, mais je préférerais ne pas le faire parce qu’une fois que vous faites ça, les gens souffrent. La population ne pourrait même plus boire d’eau, je ne veux pas
Le bilan des frappes et la riposte régionale

- Jordanie : Une vingtaine de missiles tirés vers la base d’Azraq, tous interceptés.
- Bahreïn : Des drones lancés contre le quartier général de la 5e flotte.
- Koweït : Des attaques ayant entraîné la fermeture temporaire de l’espace aérien jeudi matin.
pour 250 millions de dollars de bombes la nuit dernière, affirmant que le régime des mollahs était
doué pour la communication, mais faible au combat, rapporte BFM TV.
Le verrouillage du détroit d’Ormuz et la guerre financière
Le levier le plus critique reste le détroit d’Ormuz. L’autorité maritime iranienne a confirmé la fermeture totale du passagejusqu’à nouvel ordre. Cette décision a provoqué une réaction immédiate sur les marchés : le cours du baril a augmenté d’un dollar en seulement trois heures, note Franceinfo. Cette pression économique frappe Washington dans un moment de vulnérabilité intérieure, l’inflation américaine ayant atteint 4,2 % mercredi. En réponse, le ministre américain des Finances a annoncé une stratégie de saisie d’actifs.
Le régime iranien perdra le jeu à somme nulle qu’il est en train de jouer.
This follows our earlier report, Iran menace d’étendre la guerre « bien au-delà du Moyen-Orient » après les menaces de Trump.
For more on this story, see US frappes aériennes en Iran menace.
Washington prévoit également de compenser toutpéagepayé aux autorités iraniennes pour le passage du détroit en prélevant des sommes équivalentes sur les comptes gelés de Téhéran.
L’échec d’une diplomatie sous pression
Le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril est désormais considéré commepratiquement dénué de senspar la diplomatie iranienne. Malgré les médiations du Pakistan, de la Russie, de la Chine, d’Ankara et de Ryad, le fossé semble infranchissable. L’impatience de Donald Trump est manifeste. Selon un décompte de CNN, le président a promis un accord imminent avec l’Iran à 38 reprises depuis le début du conflit avant de faire volte-face. Le ministre de la Défense, Peter Hegseth, a justifié les récentes frappes non pas comme un retour à la guerre, mais comme un moyen de forcer un accord que Téhéran refuserait de conclure. Téhéran, de son côté, rejette toute soumission. Ebrahim Rezaei, porte-parole de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère, a été catégorique sur son compte X.
La grande nation iranienne, irréductible, ne se rendra pas; c’est certainement l’Amérique qui devra se rendre dans cette bataille.
Read also: Téhéran menace d’une guerre « bien au-delà du Moyen-Orient » après le revirement de Trump.
L’incertitude plane désormais sur les prochaines heures. Si les frappes récentes étaient, selon certains officiels, calibrées pour éviter les victimes et laisser la porte ouverte à un deal, la menace sur les sites pétroliers pourrait rendre tout retour en arrière impossible.Find more reporting in our Monde section.