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Iran et Nouvelle-Zélande : match nul 2-2 sous tensions politiques à Los Angeles

L'Iran et la Nouvelle-Zélande ont concédé un match nul 2-2 ce lundi 15 juin 2026 à Los Angeles, lors de leur entrée en lice à la Coupe du monde. Cette rencontre a été marquée par des manifestations de…

Un duel de symboles sur la pelouse de Los Angeles

L’Iran et la Nouvelle-Zélande ont concédé un match nul 2-2 ce lundi 15 juin 2026 à Los Angeles, lors de leur entrée en lice à la Coupe du monde. Cette rencontre a été marquée par des manifestations de la diaspora iranienne et des tensions géopolitiques persistantes entre l’Iran et les États-Unis.

Un duel de symboles sur la pelouse de Los Angeles

Le score final de ce match nul 2-2 entre l’Iran et la Nouvelle-Zélande reflète la complexité d’une rencontre qui a rapidement dépassé le cadre purement sportif. La Nouvelle-Zélande a ouvert le score dès la 7e minute grâce à Elijah Just, porté par un jeu combiné entre Chris Wood et Sarpret Singh qui a trouvé une défense iranienne trop passive. L’Iran a toutefois réussi à revenir au score grâce à des buts de Mohammad Mohebbi et Mehdi Ghayedi. Mais sur le terrain, l’autre combat se jouait dans les tribunes. Malgré les règlements de la FIFA interdisant les accessoires de nature politique, de nombreux supporters ont brandi le drapeau du Lion et du Soleil, symbole de l’Iran d’avant la révolution de 1979. Cette présence a provoqué des tensions avec la sécurité du stade, qui avait reçu pour consigne de repérer et d’avertir les propriétaires de ces drapeaux avant une éventuelle expulsion.

« C’est un drapeau pour la liberté […] nous sommes là pour être la voix des victimes »

Ali Reza, via La Presse
Certains spectateurs ont exprimé un soutien clair à la nation plutôt qu’à l’équipe nationale, critiquant le silence de la sélection depuis les événements de janvier.

La tension politique au cœur de « Tehrangeles »

La tension politique au cœur de « Tehrangeles »
Photo: Foot Mercato
À Los Angeles, l’atmosphère est lourde de sens, particulièrement dans le quartier de Westwood. Surnommé « Tehrangeles » en raison de sa forte concentration de résidents iraniens, ce secteur abrite une communauté de 300 000 personnes qui reste profondément attachée à ses racines, souvent en opposition directe avec le régime actuel. Selon les observations de Radio-Canada dans le quartier de Westwood, l’allégeance au régime islamique est loin d’être unanime. Entre les portraits du fils du Shah et l’affichage du drapeau prérévolutionnaire, la diaspora exprime un désir de changement interne. Certains membres de la communauté arborent même des slogans comme « MIGA » (Make Iran Great Again), un cri de ralliement utilisé par des groupes d’opposition pour prôner le renversement du système actuel. Cette division est exacerbée par le contexte international. Bien qu’un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis ait été annoncé récemment, mettant fin à plus de 100 jours de conflit au Moyen-Orient, les sentiments restent mitigés. Pour une partie de la diaspora, la présence de l’équipe nationale sur le sol américain est une source de frustration, certains appelant même à l’expulsion des joueurs.

Des joueurs bloqués par les contrôles à l’aéroport

Is Iran vs. New Zealand the most awkward soccer match in history?
Le parcours de la sélection iranienne est loin d’être un long fleuve tranquille. Au-delà des tribunes, les obstacles administratifs et sécuritaires freinent la préparation de l’équipe. Après avoir déjà subi des retards lors de leur arrivée, les joueurs ont fait face à de nouveaux contrôles prolongés à l’aéroport de Los Angeles. D’après les informations de Foot Mercato, deux cadres de l’équipe ont été bloqués lors de ces formalités de sortie. Il s’agit de Saeed Al-Hawie et surtout du capitaine et star de la sélection, Mehdi Taremi. Ce retard, qualifié d’« injustifié » par la fédération iranienne, a entravé le départ de l’ensemble du convoi vers Tijuana, où se trouve leur camp de base. Ces complications font suite à des difficultés de visa déjà rencontrées par une quinzaine de membres de l’encadrement technique, illustrant la fragilité des relations logistiques entre la délégation iranienne et les autorités américaines.

Un groupe G sous haute tension géopolitique

Sur le plan sportif, ce résultat place le groupe G dans une situation d’égalité parfaite. Le nul de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande intervient après le match nul 1-1 entre la Belgique et l’Égypte, ce qui signifie que toutes les équipes du groupe comptent actuellement un point.
ÉquipePointsMatch récent
Iran12-2 contre la Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande12-2 contre l’Iran
Belgique11-1 contre l’Égypte
Égypte11-1 contre la Belgique
L’enjeu des prochaines rencontres sera déterminant, non seulement pour la qualification, mais aussi pour la capacité de l’équipe iranienne à maintenir sa concentration dans un environnement où le sport et la diplomatie sont inextricablement liés. La gestion des déplacements vers le camp de base mexicain et la résolution des problèmes de visas resteront des priorités immédiates pour l’encadrement technique avant le prochain match.

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Un groupe G sous haute tension géopolitique
Photo: L'Équipe

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.