Le « Passeport Patriote » et le marquage symbolique de l’État

Donald Trump a publié vendredi l’image d’un nouveau passeport américain produit en édition limitée pour célébrer le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Ce document, baptisé Passeport Patriote par la Maison-Blanche, affiche le portrait du président au regard noir, appuyé sur son bureau. L’image s’inspire d’un travail du photographe Daniel Torok et intègre la signature du président ainsi que le texte de la Déclaration d’indépendance en arrière-plan.
Le président a accompagné cette annonce sur Truth Social d’un message direct : « Bienvenue, mais soyez sages! ».
L’initiative marque une rupture historique. Selon le Figaro, aucun président américain en exercice n’avait jamais figuré sur les passeports jusqu’à présent. Ce déploiement s’accompagne d’une autre première : la signature de Donald Trump sera apposée sur les futurs billets de banque américains.
Ces décisions alimentent des critiques sur l’instauration d’un culte de la personnalité, le président cherchant à imprimer son empreinte sur les symboles et les bâtiments officiels du pays. Le département d’État n’a pas immédiatement réagi aux sollicitations de l’AFP concernant cette édition limitée.
Escalade militaire et frappes dans le golfe Persique

Loin des symboles domestiques, la situation sécuritaire s’est dégradée vendredi dans la région du golfe Persique. L’Iran a lancé des attaques contre des cibles américaines, marquant la première rupture ouverte depuis la signature d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran le 17 juin dernier.
L’armée américaine a justifié son action en précisant avoir ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones ainsi que des sites de radars côtiers en Iran. Cette opération était une réponse directe à l’attaque survenue la veille contre un navire commercial transitant par le détroit d’Ormuz.
En représailles, la télévision d’État Irib a rapporté une explosion et l’impact d’un projectile sur un quai dans la ville de Sirik, au sud de l’Iran. Téhéran a également effectué plusieurs tirs d’avertissement contre des navires qualifiés de « navires en infraction » dans le détroit d’Ormuz.
« Si l’agression se répète, notre réponse sera plus large que cela »
Les gardiens iraniens de la révolution, via la télévision d’État Irib
La fragilité du cessez-le-feu et la diplomatie de crise
L’attaque du cargo a été qualifiée de « violation stupide » du cessez-le-feu par Donald Trump. Cette rupture intervient alors que les deux puissances venaient d’entamer une phase de négociations de soixante jours pour aboutir à un accord final. Interrogé sur une possible réponse militaire accrue, le président est resté évasif, répondant simplement : « Vous verrez bien ».
Le vice-président JD Vance a tenté de ramener le dialogue sur le terrain diplomatique via le réseau social X. Il a rappelé que l’Iran avait signé un accord de cessez-le-feu et que les États-Unis l’avaient respecté.
« Si les Iraniens ont des désaccords sur la mise en oeuvre du protocole d’accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. Mais la violence n’engendrera que la violence »
JD Vance, vice-président des États-Unis
Impact sur le trafic maritime et évacuations
L’instabilité dans le détroit d’Ormuz affecte directement le commerce mondial. Bien que l’Iran ait rouvert le passage suite au protocole d’accord, la sécurité reste précaire. L’autorité maritime iranienne a averti que tout passage hors du cadre défini ne bénéficierait pas des garanties de sécurité.
Les données de suivi Kpler montrent une baisse tendancielle du trafic commercial :
- Mercredi : 57 navires
- Jeudi : 42 navires
- Vendredi : 29 navires (dont 17 longeant les côtes d’Oman)
Cette tension bloque également l’évacuation d’environ 600 navires et de 11 000 marins coincés dans le golfe Persique depuis le début du conflit. Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), le processus d’évacuation, suspendu après l’attaque du cargo, ne sera relancé qu’après l’obtention de « confirmations supplémentaires » sur les garanties de sécurité. À ce jour, 115 navires et 2 500 marins ont pu être évacués depuis le lancement des opérations mardi.
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