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Nicola Pontara directeur de la Banque mondiale pour le Sahel

Le Groupe de la Banque mondiale a nommé Nicola Pontara directeur de division pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad le 1er juillet 2026. Basé à Bamako, l'économiste italien gérera un portefeuille de près…

Un portefeuille de 15 milliards de dollars pour le Sahel

Le Groupe de la Banque mondiale a nommé Nicola Pontara directeur de division pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad le 1er juillet 2026. Basé à Bamako, l’économiste italien gérera un portefeuille de près de 15 milliards de dollars pour coordonner l’engagement stratégique de l’institution dans ces quatre pays du Sahel.

Un portefeuille de 15 milliards de dollars pour le Sahel

Un portefeuille de 15 milliards de dollars pour le Sahel
La nomination de Nicola Pontara marque une étape dans la gestion des opérations de la Banque mondiale dans une région marquée par l’instabilité. Selon l’ Agence Nigérienne de Presse, le nouveau directeur sera basé à Bamako, au Mali. Sa mission principale consiste à piloter le dialogue stratégique avec les partenaires de l’institution et à assurer la coordination des interventions dans le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Le poids financier de cette responsabilité est considérable. Les deux sources, l’ANP et Infomédiaire, s’accordent sur l’ampleur du portefeuille dont Pontara a désormais la charge : un montant estimé à près de 15 milliards de dollars. Ce déploiement de ressources ne se limite pas à une aide d’urgence. L’action de la Banque mondiale s’articulera autour de plusieurs axes prioritaires pour soutenir une croissance inclusive et résiliente :
  • Infrastructures et Énergie : Investissements stratégiques pour moderniser les réseaux.
  • Agriculture et Capital Humain : Soutien à la sécurité alimentaire et à la formation.
  • Connectivité Numérique : Accélération de la transformation technologique.
  • Emploi : Promotion de la création d’emplois pour stabiliser la région.

L’expertise de Nicola Pontara en contextes fragiles

L'expertise de Nicola Pontara en contextes fragiles
Photo: Infomédiaire
Le choix de Nicola Pontara repose sur un parcours institutionnel long et diversifié. Économiste de formation, il a intégré la Banque mondiale en 2000 via le programme Young Professional. Spécialiste reconnu des contextes fragiles, il a développé une expertise spécifique dans l’élaboration de politiques adaptées aux pays touchés par des conflits. Son expérience géographique est vaste. Il a dirigé des programmes et des équipes en Afrique subsaharienne, en Amérique latine, en Asie de l’Est et du Pacifique, ainsi qu’en Europe et en Asie centrale. Parmi ses fonctions notables, il a dirigé le bureau de la Banque mondiale à Juba, au Soudan du Sud, et a occupé des postes de responsable d’opérations à La Paz, Vientiane et Belgrade. L’aspect académique vient renforcer son profil opérationnel. Diplômé de la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres, où il a obtenu un doctorat, il publie régulièrement des travaux sur la pauvreté, les ressources naturelles et l’intégration européenne.

Sécurité et résilience climatique : les priorités stratégiques

Nicola Pontara, director of the World Bank office in Serbia, about FIC
L’approche de Nicola Pontara pour le Sahel intègre une dimension sécuritaire et environnementale forte. Il a notamment contribué à la création du Centre sur les conflits, la sécurité et le développement à Nairobi, un antécédent crucial pour sa mission actuelle dans des pays confrontés à des crises sécuritaires persistantes. L’objectif est d’utiliser les nouveaux Cadres de partenariat pays (CPFs) pour transformer la structure économique de la région. C’est avec fierté et un profond sens des responsabilités que je me mets au service du Sahel, une région où j’ai débuté ma carrière. Ensemble, à travers les nouveaux Cadres de partenariat pays (CPFs), nous soutiendrons une reprise économique durable, la création d’emplois et le renforcement de la résilience climatique. Nicola Pontara, directeur de division, via l’Agence Nigérienne de Presse L’accent mis sur la résilience climatique souligne que la Banque mondiale ne considère plus le développement économique comme dissociable des enjeux environnementaux, particulièrement dans le Sahel où le stress climatique exacerbe souvent les tensions sociales et les conflits pour les ressources.

Un dialogue multisectoriel pour une reprise durable

Pour réussir l’exécution de ce portefeuille de 15 milliards de dollars, Nicola Pontara devra orchestrer une collaboration complexe. Il a exprimé sa volonté de travailler étroitement avec quatre piliers majeurs : les gouvernements nationaux, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et la société civile. Cette approche multisectorielle vise à s’assurer que les investissements dans les infrastructures et l’énergie ne soient pas seulement des projets techniques, mais des leviers de croissance inclusive. Le défi pour le nouveau directeur sera de maintenir ce dialogue stratégique dans un environnement politique volatile, tout en veillant à ce que les priorités de développement des quatre pays soient respectées et soutenues.

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Un dialogue multisectoriel pour une reprise durable
Photo: Agence Nigérienne de Presse

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.