L’Iran et les États-Unis entament des discussions techniques à Doha sans rencontre directe, après des échanges de frappes qui menacent la trêve. Le Qatar sert de médiateur, tandis que Téhéran exige le respect du protocole signé le 17 juin. Les tensions persistent autour du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime reste bloqué. "Aucune action ne restera sans réponse", a averti le porte-parole iranien, Esmaïl Baghaï, selon le Courrier international.
Les discussions techniques à Doha
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, hommes de confiance de Donald Trump, se sont rendus à Doha le 30 juin pour des pourparlers avec des responsables qatariens, selon le Courrier international. L’Iran a confirmé l’envoi d’une délégation au Qatar, mais a exclu tout contact direct avec les États-Unis. "Aucune réunion, à quelque niveau que ce soit, avec la partie américaine n’est prévue dans les prochains jours", a précisé le porte-parole iranien, Esmaïl Baghaï, cité par i24news.tv. Les discussions portent sur l’application du protocole d’accord signé le 17 juin, notamment l’ouverture du détroit d’Ormuz et la fin des hostilités.

Les tensions autour du détroit d’Ormuz
Le détroit d’Ormuz reste un point de friction majeur. L’Iran souhaite imposer un "droit de passage sous une forme ou une autre", une initiative rejetée par Washington. Le trafic maritime a connu un ralentissement après des attaques de navires, selon sudouest.fr. "Depuis la levée du blocus, l’Iran a exporté plus de 40 millions de barils de pétrole", a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, cité par bourse.fortuneo.fr. Cependant, durant les 50 à 60 jours précédents, le pays était "dans l’impossibilité totale d’exporter ne serait-ce qu’un seul baril", a-t-il ajouté.
Les avertissements iraniens
L’Iran a réaffirmé sa position ferme, menaçant de riposter à toute violation du protocole. "Aucune action ne restera sans réponse. Comme l’ont démontré les puissantes forces armées iraniennes, tout acte d’agression contre la République islamique d’Iran entraînera une riposte immédiate", a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, selon bfmtv.com. Mohammad Bagher Ghalibaf a également souligné que l’Iran "privilégie le dialogue mais si ce dialogue ne se concrétise pas, nous sommes également prêts à la guerre", selon i24news.tv.

Le rôle du Qatar et des médiateurs
Le Qatar joue un rôle clé comme médiateur, en collaboration avec le Pakistan. Les émissaires américains et iraniens discutent via des intermédiaires, sans rencontre directe. "Les discussions techniques avec l’Iran progressent", a affirmé un haut responsable américain, selon Courrier international. Le ministère qatari des Affaires étrangères a précisé que les pourparlers sur la sécurité régionale pourraient évoluer vers un niveau plus élevé, mais que les États-Unis et l’Iran ne se rencontreront pas directement, selon sudouest.fr.
Les implications économiques et géopolitiques
Les tensions affectent les marchés pétroliers, avec le Brent en baisse à 72,65 dollars et le WTI à 69,22 USD, selon bourse.fortuneo.fr. L’Europe suit de près les négociations, avec les Bourses européennes en recul, selon le même article. Le détroit d’Ormuz, considéré comme une "zone de guerre", risque de prolonger les difficultés économiques. Les syndicats maritimes ont maintenu le doublement de salaire pour les marins naviguant dans la zone, selon la-croix.com.
Les divisions internes en Iran
Des divisions internes menacent les négociations. Les modérés souhaitent débloquer les fonds gelés au Qatar, tandis que les partisans de la ligne dure exigent le contrôle du détroit d’Ormuz, selon lexpress.fr. Le Corps des Gardiens de la révolution a averti qu’il fermerait à nouveau le détroit si ses exigences n’étaient pas respectées. Le président iranien Massoud Pezeshkian a tenté de calmer les tensions en courtisant les autorités religieuses, selon le Wall Street Journal.
Les réactions internationales
Donald Trump a salué les "très bonnes" discussions à Doha, affirmant que la dénucléarisation de l’Iran "avance bien", selon lefigaro.fr.
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