Un homme de 34 ans, identifié comme Mohamed L., a été interpellé par les services de l’ICE à Portland, dans le Maine, le 12 juillet 2026, selon une déclaration de la police locale. Ses proches affirment qu’il recherchait un meilleur avenir depuis son arrivée aux États-Unis en 2022.
Le 12 juillet 2026, les autorités de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont arrêté Mohamed L., un ressortissant marocain de 34 ans, à Portland, dans le Maine. Selon un communiqué de la police municipale, l’individu était suspecté d’avoir violé les règles de séjour en s’installant dans le nord-est des États-Unis sans autorisation. Les détails de l’arrestation restent flous, mais des sources proches de la famille affirment que Mohamed L. était venu aux États-Unis dans le but de retrouver sa sœur, qui vit dans le Massachusetts depuis 2020.
Une histoire de fuite et de recherche d’asile
Les proches de Mohamed L. décrivent un homme « déterminé » à construire une vie stable après des années de difficultés en Maroc. « Il a toujours rêvé d’une vie meilleure, explique son frère, qui souhaite rester anonyme. Il a travaillé dans un restaurant à Casablanca pendant cinq ans, mais les opportunités étaient limitées. » Selon une analyse des dossiers de l’Office des migrations (USCIS), les demandes d’asile liées à des raisons économiques ont augmenté de 22 % entre 2023 et 2025, notamment dans les régions frontalières du nord-est.
L’arrestation et les réactions locales
L’arrestation de Mohamed L. a suscité des débats dans la communauté marocaine de Portland. Une pétition en ligne, lancée par un groupe de citoyens locaux, appelle à l’annulation de l’expulsion, soulignant que l’homme n’a « jamais posé de problème ». « Il travaillait à temps partiel dans un magasin de vêtements, ajoute un membre du groupe. Personne ne l’a jamais vu en difficulté. » Cependant, les autorités fédérales n’ont pas encore commenté l’affaire, et le cas reste sous enquête.
Les enjeux juridiques et sociaux
L’affaire relance le débat sur les politiques d’immigration aux États-Unis, notamment dans les États où les communautés immigrées sont minoritaires. Selon un rapport publié en mai 2026 par le Centre de recherche sur l’immigration (CRI), le Maine abrite environ 12 000 ressortissants marocains, dont 68 % vivent dans des zones rurales. « Ces personnes sont souvent invisibles, mais leur contribution économique est cruciale », affirme le chercheur Amina Khodja. L’avenir de Mohamed L. dépendra notamment de l’issue de son procès, qui devrait se tenir en septembre prochain.
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