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Gustavo Petro accuse Abelardo de la Espriella de fraude électorale

Le président sortant de Colombie, Gustavo Petro, a accusé son successeur, Abelardo de la Espriella, de tricherie électorale et d’ingérence étrangère, en déclenchant des tensions qui pourraient menacer la stabilité du pays. Gustavo Petro, président sortant de Colombie,…

Gustavo Petro accuse Abelardo de la Espriella de fraude électorale

Le président sortant de Colombie, Gustavo Petro, a accusé son successeur, Abelardo de la Espriella, de tricherie électorale et d’ingérence étrangère, en déclenchant des tensions qui pourraient menacer la stabilité du pays.

Gustavo Petro, président sortant de Colombie, a dénoncé lundi une «fraude électorale algorithmique, systématique et sur un volume de votes énorme» lors de l’élection présidentielle, en accusant son successeur, Abelardo de la Espriella, d’avoir triché pour remporter le second tour. Selon le chef de l’État, le nouveau président projeterait de l’extrader aux États-Unis sur la base de fausses accusations, menaçant ainsi la stabilité du pays.

Accusations de fraude et ingérence étrangère

Le président sortant a également dénoncé l’ingérence de Donald Trump, qui avait soutenu de la Espriella pendant la campagne.

Il a insisté sur le soutien de Trump à de la Espriella, un avocat novice en politique, qui promet une approche plus ferme contre les guérillas et le crime, contraste avec les efforts de négociation de Petro.

Un successeur contesté et des risques de crise

Abelardo de la Espriella, élu avec une courte majorité au second tour, a été accusé par Petro de vouloir l’extrader aux États-Unis. Le président sortant a exprimé des inquiétudes sur une possible «guerre civile» si le projet était mis en œuvre.

Colombie : explosion d'un camion piégé à quelques jours de l'investiture du président élu
Photo: Le Figaro

Cependant, Petro a affirmé avoir des preuves de la fraude, sans les publier publiquement.

Des tensions entre la gauche et la droite

La gauche colombienne, représentée par Iván Cepeda, a annoncé un boycott de la cérémonie de passation de pouvoir, prévue à Cali plutôt qu’à Bogota, et appelé à des manifestations dans plusieurs villes. Cette décision reflète les tensions entre les partis, avec la gauche dénonçant l’«ingérence» de Trump et la droite défendant une approche plus sécuritaire.

Le président colombien, Gustavo Petro, sous pression de la justice américaine • FRANCE 24

Le président américain reste obsédé par les accusations de tricherie électorale, un thème récurrent dans son discours.

Les tensions entre les deux camps pourraient avoir des répercussions sur la gouvernance du pays, avec des risques de désorganisation institutionnelle et une possible escalade des violences. La passation de pouvoir, initialement prévue à Bogota, symbolise une rupture avec les traditions, renforçant les inquiétudes autour de la légitimité du nouveau gouvernement.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.