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Colombie | Le nouveau président promet de restaurer « l’ordre » et de combattre le « narcoterrorisme

Abelardo de la Espriella a été officiellement investi président de Colombie le 7 août 2026 à Cali, promettant de combattre le « narcoterrorisme » et de restaurer l’ordre, marquant un tournant vers une alliance plus étroite avec les…

Colombie | Le nouveau président promet de restaurer « l'ordre » et de combattre le « narcoterrorisme

Abelardo de la Espriella a été officiellement investi président de Colombie le 7 août 2026 à Cali, promettant de combattre le « narcoterrorisme » et de restaurer l’ordre, marquant un tournant vers une alliance plus étroite avec les États-Unis.

Le 7 août 2026, Abelardo de la Espriella a pris ses fonctions de président de la Colombie lors d’une cérémonie à Cali, une ville située dans le sud-ouest du pays, plutôt qu’à Bogota, la capitale traditionnelle. Ce milliardaire avocat de 48 ans, soutenu par le président américain Donald Trump, a promis de lutter « sans répit » contre le narcoterrorisme, en déclarant que l’option du dialogue avec les groupes armés, menée par son prédécesseur Gustavo Petro, était « complètement épuisée ».

Un discours ferme contre les guérillas et le trafic de cocaïne

Durant son premier discours en tant que président, devant plusieurs centaines de soldats en uniforme, des blindés et deux hélicoptères, de la Espriella a insisté sur la nécessité de « restaurer l’ordre et l’autorité ». Il a également annoncé l’éradication des plantations de coca, ingrédient de la cocaïne, « par tous les moyens », ainsi que l’autorisation de l’exploitation du pétrole et du gaz par fracturation hydraulique. « Les groupes armés devront se soumettre à la loi ou affronter la force résolue de l’État », a-t-il déclaré, selon les informations de Lapresse.

Le nouveau dirigeant, surnommé « El Tigre », a également promis de publier un décret de « gel de la dépense publique », de baisser les impôts pour les plus riches et de mener une « bataille culturelle pour restaurer la valeur de la famille ». Son discours a été suivi par des manifestations pacifiques de partisans de la gauche, qui ont perdu les élections avec une marge historiquement étroite de moins de 1 %.

Sécurité renforcée et présence internationale

Pour cette cérémonie, Cali a été placée sous haute protection, avec le déploiement de 11 000 militaires et la mise en place d’un système antidrones. Une dizaine de chefs d’État, dont ceux de l’Argentine, du Chili et de l’Équateur, ainsi que des représentants de la Maison-Blanche, ont assisté à l’événement, selon Lapresse. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, était également présent, soulignant l’importance de l’événement sur la scène internationale.

L’ancien président Gustavo Petro, qui a renoncé à participer à la cérémonie, a quitté la résidence présidentielle après avoir été battu aux élections du 21 juin. Les partisans de la gauche ont organisé des manifestations dans les principales villes du pays, exprimant leur désapprobation face à la montée de la droite.

Alliance avec les États-Unis et défis militaires

Le nouveau président a promis de renforcer les liens avec les États-Unis, déclaraient les sources. « Le président américain lui a apporté son soutien, promettant des relations « comme jamais auparavant » entre Bogota et Washington », selon Lapresse. Il a également annoncé l’intégration de la Colombie au Bouclier des Amériques, une alliance dirigée par Trump pour lutter contre le narcotrafic.

Cependant, de la Espriella hérite de forces armées confrontées à une « capacité limitée » en nombre d’hommes et à un « manque d’équipement », selon Renata Segura, de l’International Crisis Group. Cette situation pourrait poser des défis lorsqu’il s’agira d’intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla, avec le soutien d’Israël et des États-Unis.

Critiques et incertitudes

Les observateurs s’inquiètent des possibles dommages collatéraux si la grosse artillerie est déployée contre des groupes armés très enracinés dans les communautés. « À en juger par les annonces qu’il a faites, il va gouverner d’une main ferme, j’espère qu’il n’y aura pas une nouvelle vague de violence », a déclaré Oscar Obando, écrivain public à Cali, selon Lefigaro.

Le nouveau président, qui n’a pas de majorité au Parlement, a également annoncé la construction de mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité.

Le gouvernement sortant avait mis en garde contre de possibles « actes terroristes » le jour de l’investiture, selon les informations de Lefigaro.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.