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Marseille : la consommation de crack explose dans le centre-ville

À Marseille, la consommation de crack connaît une augmentation inquiétante dans le centre-ville, avec des toxico-dépendants exposés aux risques sanitaires et sociaux. Des associations comme Nouvelle Aube distribuent des kits de prévention, tandis que la mairie appelle l'État…

Marseille : la consommation de crack explose dans le centre-ville

À Marseille, la consommation de crack connaît une augmentation inquiétante dans le centre-ville, avec des toxico-dépendants exposés aux risques sanitaires et sociaux. Des associations comme Nouvelle Aube distribuent des kits de prévention, tandis que la mairie appelle l’État à agir.

Depuis l’abandon, il y a deux ans, du projet d’Halte soins addictions, surnommé « Salle de shoot », la situation de la consommation de crack dans le centre-ville de Marseille s’est aggravée. Des associations locales, comme Nouvelle Aube, constatent une hausse exponentielle des usagers, notamment des adolescents, qui se retrouvent dans des conditions de précarité extrême. Aujourd'hui, on trouve des points de deal, directement en centre-ville, de la cocaïne de très bonne qualité, pas chère, achetable à la dose, explique Joachim Levy, cofondateur de Nouvelle Aube, selon Franceinfo.

Une explosion de la consommation de crack dans les rues

Le quartier de la gare Saint-Charles est particulièrement touché, avec des consommateurs de crack qui s’affichent en plein jour, allongés sur les trottoirs ou fumant dans des pipes en verre. Ils se mettent sur les perrons des immeubles, sans même se cacher, en plein jour. Ils font chauffer leur produit avant de le fumer, témoigne Jules, un riverain de la Place Labadié, rapporté par ici.fr. Des centaines de personnes vivant dans la rue consomment de la drogue sur la voie publique, selon les associations.

Des risques sanitaires et sociaux croissants

Les consommateurs de crack sont exposés à des risques sanitaires graves, notamment le sida, comme le souligne Ibrahima, un Sénégalais vivant à Marseille depuis deux ans. Beaucoup ont le sida, indique-t-il. Les policiers disent : 'Ce sont des gens qui fument le crack, on s'en fout'. On veut tous se soigner, mais personne ne nous aide, déclare-t-il, selon Franceinfo.

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Des kits de prévention sont distribués par les associations pour limiter les transmissions d’infections, mais les ressources sont insuffisantes. En début de tournée, notre sac était plein à ras bord et ne fermait presque pas, assure-t-elle. En moins d'une heure, on a distribué absolument toutes les pipes à crack. Il y a beaucoup de demandes, confie Shanna, selon Franceinfo. Les associations réclament l’ouverture de places d’hébergement provisoire pour les usagers, estimées entre 200 et 500 dans le centre-ville.

Appel à l’État et à une action coordonnée

Il faut qu'ils aient des logements et des logements adaptés, insiste Grégoire, salarié de Nouvelle Aube, selon Franceinfo. Les associations, comme Nouvelle Aube, Médecins du monde et les hôpitaux de Marseille, réclament des haltes soins addictions pour maîtriser les consommations sur l’espace public.

Les associations soulignent la nécessité d’une action coordonnée entre les services de l’État. Une action coordonnée de tous les services de l'État, répète Joachim Levy. La pétition lancée par les riverains de la Place Labadié a recueilli plus de 500 signatures, témoignant de la gravité de la situation.

Les témoignages des consommateurs

Ibrahima, qui a fui le Sénégal, raconte la dure réalité des consommateurs de crack. Des jeunes filles de 15 ans, il y en a beaucoup qui ont le sida, déplore-t-il. Les policiers me disent : 'Ce sont des gens qui fument le crack, on s'en fout'. Ils n'essaient pas de soigner, non. On veut tous se soigner, mais personne ne nous aide, à part les petites associations, souffle le Sénégalais, selon Franceinfo.

"Personne ne nous aide" : à Marseille, la consommation de crack en forte augmentation dans les rues du centre-ville
Photo: Radio France

Shanna, qui distribue des seringues stériles, constate une demande « énorme ». En début de tournée, notre sac était plein à ras-bord et en moins d'une heure, on a distribué absolument toutes les pipes à crack, il y a beaucoup de demande, explique-t-elle. Les consommateurs, souvent des adolescents, se prostituent pour payer leur dose, selon les témoignages.

Les appels à l’urgence et les solutions proposées

Les associations appellent à l’urgence, avec la création de places d’hébergement provisoire pour les consommateurs de rue. Il faut qu'ils aient des logements et des logements adaptés, répète Grégoire. La mairie de Marseille a également sollicité l’action de la ministre de la Santé, selon ici.fr.

Des seringues sur le trottoir, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 19 novembre 2024
Photo: Franceinfo

La situation est décrite comme une vraie jungle par un riverain, avec des tensions quotidiennes. Un soir, j'ai fini à 18h, c'était une vraie jungle, c'est de la folie, poursuit-elle. Les associations décrivent une forte augmentation de la très grande précarité et de la consommation de drogue sur la voie publique à Marseille.

Les associations, comme Nouvelle Aube, distribuent des kits de prévention pour limiter les risques sanitaires. Il faudrait une action coordonnée de tous les services de l'État. Nous demandons l'ouverture immédiate de 200 places d'accueil spécialisé, précise Joaquim Lévy. La situation reste critique, avec des consommateurs qui ne trouvent pas de solutions pour sortir de la rue.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.