Le réseau régional « Une Seule Santé » a été officiellement lancé à Marseille ce mardi 23 juin 2026 pour coordonner la lutte contre les crises sanitaires et environnementales. Cette initiative unifie médecins, vétérinaires et écologues afin de traiter l’interdépendance entre la santé humaine, animale et la préservation des écosystèmes.
Le déploiement du réseau à Marseille
Une centaine de professionnels, incluant des chercheurs, des urbanistes et des représentants de collectivités locales, se sont réunis à l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires pour acter la naissance de ce réseau. Selon les informations de Maritima, l’objectif est de briser les silos traditionnels où les médecins, les vétérinaires et les écologues travaillaient de manière isolée.

L’urgence de cette collaboration est illustrée par des menaces biologiques concrètes qui touchent le littoral et l’arrière-pays méditerranéen. Les experts ont notamment identifié plusieurs signaux d’alarme :

- La malnutrition des goélands au Frioul, causée par la consommation de déchets urbains, qui entraîne une dégénérescence des poussins et des phénomènes d’antibiorésistance.
- L’invasion de la tique Hyalomma, capable de transmettre des virus inédits, surveillée de près sur le littoral.
- La prolifération du crabe bleu en Méditerranée et la présence de la fourmi électrique dans le Var.
- Les crises de l’eau et les sécheresses qui conditionnent directement la santé humaine.
Pour structurer cette action, un questionnaire sera diffusé afin de cartographier les compétences régionales, notamment pour la lutte contre les zoonoses et la gestion des pollutions.
L’Alsace face à la pollution et aux nappes phréatiques
L’approche de santé globale ne se limite pas au littoral méditerranéen. En Alsace, la région est devenue un pilote pour démontrer le lien direct entre environnement et santé publique. Comme l’indique DNA, le territoire fait face à des enjeux spécifiques liés à une pollution atmosphérique et chimique importante.
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La situation géologique de l’Alsace complexifie la gestion des risques. La présence d’une nappe phréatique résurgente transforme la région en une véritable « éponge », où les polluants peuvent rapidement affecter les ressources. Cette vulnérabilité environnementale est suspectée d’expliquer certains taux de maladies métaboliques et de cancers qui ne trouvent pas de justification sociologique ou démographique simple.
Demain, on ne pourra plus se soigner si on ne soigne pas l’environnement avant toute chose.
Le coût massif des maladies zoonotiques
Le concept, initialement créé par quatre agences de l’ONU au début des années 2000, a pris une dimension critique après la pandémie de Covid-19. Le journal La Libre.be explique que la dépendance de l’humain envers son environnement est désormais une réalité biologique incontestable.
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Les statistiques soulignent l’ampleur du défi : 60 % des maladies infectieuses humaines sont d’origine animale, et elles représentent 75 % des maladies infectieuses émergentes dans le monde, telles qu’Ebola, le Mpox ou le Hantavirus.

| Indicateur de risque | Statistique vérifiée |
|---|---|
| Maladies infectieuses d’origine animale | 60 % |
| Maladies infectieuses émergentes (zoonoses) | 75 % |
| Coût annuel lié aux systèmes agroalimentaires (ONU) | 1 000 milliards de dollars |
Au-delà du risque biologique, l’enjeu est financier. La réponse tardive aux épidémies comme celle d’Ebola exige des moyens colossaux, bien supérieurs à l’investissement nécessaire pour des dispositifs de prévention précoce. Pourtant, les programmes de surveillance sanitaire sont souvent les premiers à subir les coupes budgétaires.
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La surveillance des vecteurs de maladies
Pour anticiper la prochaine pandémie, la stratégie repose sur une surveillance active et multi-sites. Des chercheurs de l’Institut Pasteur travaillent sur le terrain, du Cambodge à la France, pour identifier les risques avant qu’ils ne franchissent la barrière des espèces.
Cette veille scientifique s’exerce dans des environnements variés : marchés d’animaux, laboratoires et zones forestières. En surveillant de près les virus, les bactéries, ainsi que les oiseaux et les tiques, les équipes cherchent à comprendre les interactions entre les écosystèmes et les agents pathogènes. L’approche « Une Seule Santé » s’impose ainsi non plus comme une option, mais comme une nécessité pour la sécurité sanitaire mondiale.
Pour toute question relative à votre santé ou à des symptômes spécifiques, consultez un professionnel de santé qualifié.
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