Les sorties cinématographiques du mercredi 26 août 2026 s’annoncent variées sur les écrans français. Cette semaine est marquée par l’arrivée en salles de plusieurs longs métrages très attendus, allant du drame fantastique avec Léa Seydoux et Niels Schneider à la fable post-apocalyptique de Ridley Scott, en passant par le cinéma d’animation et des chroniques historiques.
Léa Seydoux et Niels Schneider dans « L’Inconnue » d’Arthur Harari
Le drame fantastique « L’Inconnue », réalisé par Arthur Harari, s’impose comme l’une des curiosités majeures de cette fin de mois d’août. Adapté de la bande dessinée du cinéaste coécrite avec son frère Lucas, le film met en scène David Zimmerman, un photographe bientôt quadragénaire qui se réveille un matin dans le corps d’une femme mystérieuse après une fête.
Le long métrage d’une durée de deux heures vingt réunit à l’écran Léa Seydoux et Niels Schneider, entourés notamment de Valérie Dréville. Si la mise en scène s’attarde longuement sur la quête d’identité et de genre, la critique salue la performance des comédiens métamorphosés — un acteur décharné et une actrice ralentie — dans cette fable kafkaïenne et troublante.
Ridley Scott explore le futur avec « The Dog Stars »
À l’âge de quatre-vingt-huit ans, le réalisateur Ridley Scott revient au genre de l’anticipation avec un thriller post-apocalyptique d’une durée de une heure cinquante-neuf. Situé en l’an 2035, le récit se déroule dans une société américaine décimée par une pandémie sans nom.
Le film suit Hig, un pilote résidant sur une base aérienne abandonnée du Colorado en compagnie de son chien et d’un ancien marine. L’intrigue bascule lorsqu’une transmission aléatoire captée par la radio de son Cessna de 1956 ranime chez le protagoniste l’espoir d’une vie meilleure. La distribution réunit Jacob Elordi, Josh Brolin, Margaret Qualley et Guy Pearce.
Manuela Martelli plonge dans le Chili de 1992 avec « Dégel »
Du côté des drames historiques, le film chilien « Dégel » de Manuela Martelli propose une incursion dans les Andes en 1992, peu de temps après la fin de la dictature du général Pinochet. D’une durée de une heure quarante-huit, le long métrage adopte le point de vue d’Inès, une fillette de neuf ans gardée par ses grands-parents dans leur hôtel en station de ski.

L’intrigue se noue autour de la disparition mystérieuse d’Hanna, une jeune skieuse allemande venue s’entraîner sur place avec qui l’enfant s’était liée d’amitié. Les critiques saluent une parabole glaçante et une chronique saisissante sur les non-dits et la persistance des mécanismes de la dictature. Le casting comprend notamment Maya O’Rourke, Maia Rae Domagala et Paulina Urrutia.
Animation, aventures et diversités de genres en salles
L’offre cinématographique de ce mercredi fait également la part belle au cinéma d’animation et aux productions internationales. « Decorado », réalisé par Alberto Vázquez, propose une fable cruelle et visuellement sidérante sur l’aliénation et le consumérisme à travers des figures de souris faussement naïves. Dans un tout autre registre, le quatrième volet de la franchise d’animation mené par Enrique Gato, intitulé « Tad l’explorateur et la lampe magique », entraîne ses personnages de la cité perdue de Païtiti à la Grèce antique en passant par la grotte d’Ali Baba.
Plusieurs autres propositions complètent l’affiche des salles obscures hexagonales en ce vingt-six août :
- « Bombonera » de Syrine Boulanouar, qui suit une jeune prodige du football de quatorze ans confrontée à la corruption.
- « Memory of Princess Mumbi » de Damien Hauser, un ovni filmique se déroulant dans l’Afrique de la fin du vingt et unième siècle.
- « New Group » de Yûta Shimotsu, une satire grinçante sur le conformisme au sein d’un lycée japonais.
- « Face à la mer » d’Helen Walsh, une observation sensible de relations masculines dans une communauté rurale isolée du pays de Galles.