À sept mois du premier tour du scrutin présidentiel, la course à l’Élysée s’accélère et les lignes se fracturent à droite comme au centre. Le candidat des Républicains Bruno Retailleau estime que sa victoire est à portée de main
et écarte d’emblée l’hypothèse d’une primaire du centre et de la droite, jugeant la démarche tellement peu probable que je ne veux pas perdre une miette d’énergie
, selon ses déclarations relayées par la presse.
Bruno Retailleau rejette l’alliance avec le bloc central et vise le second tour
L’ancien ministre de l’Intérieur et sénateur de la Vendée refuse net tout effacement au profit d’Édouard Philippe, pourtant présenté par le camp présidentiel comme le mieux placé à droite dans les enquêtes d’opinion. Crédité de 7,5 % d’intentions de vote dans un récent sondage Ipsos-BVA publié par Le Parisien le 5 septembre 2026, l’élu réaffirme sa détermination : J’irai au deuxième tour, je ne sais pas comment le dire autrement
, confirme la publication régionale.
La porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, a mis en garde contre une dispersion des voix : Si nous avons deux ou trois candidats au premier tour de l’élection présidentielle, nous serons éliminés
, a-t-elle prévenu, d’après les informations rapportées par la chaîne d’information. Elle redoute qu’un échec du bloc central dès le premier tour ne laisse aux électeurs qu’un choix final entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
Les propositions de rupture institutionnelle et sociétale
Ces prises de position sur le voile ont immédiatement suscité des réactions acerbes à gauche. Le premier secrétaire du PS et candidat à la primaire sociale-démocrate, Olivier Faure, a qualifié ces déclarations de pathétiques
sur le réseau social X, estimant que la droite et l’extrême droite recyclent systématiquement les mêmes recettes à chaque rentrée politique, selon le suivi en direct de la chaîne.
Tensions au Rassemblement national et critiques économiques du prix Nobel Philippe Aghion
Profitant de sondages plaçant Marine Le Pen en tête des intentions de vote au premier tour, Bruno Retailleau a multiplié les flèches contre le Rassemblement national, qu’il qualifie de parti girouette
. Il a notamment épinglé la signature récente d’un mémorandum sur l’immigration à Londres entre Jordan Bardella et Nigel Farage, dirigeant du parti britannique Reform UK, y voyant un signe parfait de l’amateurisme
du président du RN, précise l’analyse de l’article.
Des informations parues dans Libération faisaient état de frictions entre Jordan Bardella et Marine Le Pen lors d’une réunion de cadres. Des accusations balayées par le député RN Jean-Philippe Tanguy sur France Inter :

L’actualité économique de la campagne s’est également invitée dans le débat à travers l’intervention du prix Nobel d’économie Philippe Aghion. Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, l’économiste fustige les programmes de la gauche radicale et de l’extrême droite. Si la plupart des candidats optent pour une attitude qualifiée de raisonnable dans une économie morose, Marine Le Pen fait semblant d’être raisonnable
en voulant inscrire la règle d’or budgétaire dans la Constitution tout en maintenant l’âge de départ à la retraite, indique la recension de la presse. Concernant la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’annuler une fraction de la dette souveraine, le Nobel affirme que si la mesure s’avère techniquement possible, elle conduirait tout droit à la banqueroute
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