Des scientifiques de l’Université Cornell et de l’Université Shanghai Jiao Tong ont calculé que l’univers connaîtra une fin par effondrement, baptisée le Big Crunch
, dans environ 33,3 milliards d’années. L’humanité et la Terre auront disparu bien avant cet événement cosmique, en raison de l’extinction du Soleil.
Le calendrier du Big Crunch selon l’Université Cornell et l’Université Shanghai Jiao Tong
L’univers tel que nous le connaissons pourrait un jour cesser de s’étendre pour s’effondrer sur lui-même. Des experts de l’Université Cornell et de l’Université Shanghai Jiao Tong, aux côtés d’autres institutions académiques, ont établi une chronologie précise pour le terme de notre univers. Selon leurs calculs, ce phénomène s’inscrit dans le prolongement des prédictions associées à Stephen Hawking et soutenues par la NASA.
Le processus, qualifié de Big Crunch
, fonctionnera comme l’inverse exact du Big Bang. Alors que le Big Bang a marqué l’émergence de la matière, de l’espace et du temps à partir d’un point singulier, le scénario calculé prévoit que l’univers entamera une phase de contraction après avoir atteint son expansion maximale. Les chercheurs estiment que cette échéance surviendra dans environ 33,3 milliards d’années.
Compte tenu de l’âge actuel de l’univers, estimé à 13,8 milliards d’années, les planètes disposent en théorie d’une marge d’environ 20 milliards d’années avant cette annihilation complète, d’après les chercheurs de l’étude.
Le rôle de l’énergie noire dans l’expansion et la contraction cosmique
Cette théorie repose sur un mécanisme physique précis impliquant l’énergie noire, une force mystérieuse qui représente environ 70 percent de l’univers connu et qui orchestre son expansion. Jusqu’à présent, la communauté scientifique considérait cette force comme une constante immuable. Toutefois, de nouvelles observations suggèrent qu’elle pourrait s’affaiblir avec le temps.
L’univers continue de s’étirer à l’instar d’un élastique, jusqu’à ce que la force élastique devienne supérieure à l’expansion elle-même, provoquant un retournement de tendance. Lorsque l’univers aura atteint une taille d’environ 69 percent supérieure à sa taille actuelle, le rythme de son expansion s’infléchira progressivement pour laisser place à une contraction mesurée.
Le destin de la Terre bien avant l’effondrement de l’univers
Si l’échéance cosmique est fixée à plusieurs dizaines de milliards d’années, la Terre ne sera plus là pour y assister. Des prédictions distinctes indiquent que notre Soleil se sera éteint et que notre galaxie aura collisionné avec la voisine d’Andromède bien avant cette limite temporelle de 20 milliards d’années.

Les publications universitaires rappellent ainsi que la disparition de la Terre interviendra bien avant que l’univers n’amorce sa course vers le point de concentration initiale.