La société de logiciels de santé Waystar explore des options stratégiques, y compris une vente potentielle qui pourrait la faire sortir de la Bourse de New York deux ans après son introduction. L’entreprise a mandaté la banque d’investissement Evercore pour piloter ce processus, selon des informations publiées ce mardi.
Fondée en 2017 à la suite d’une fusion entre les entreprises de gestion des revenus de santé Zirmed et Navicure, Waystar étudie actuellement ses options stratégiques avec le soutien de la banque d’investissement Evercore. Basée à Lehi dans l’Utah et à Louisville dans le Kentucky, la firme conçoit des technologies destinées à automatiser et à gérer les tâches administratives des hôpitaux et des médecins, se positionnant ainsi comme un éditeur de logiciels plutôt que comme un prestataire de services dépendant fortement d’une main-d’œuvre humaine.
Une transition encore au stade préliminaire
Le processus exploré par l’entreprise en est encore à un stade préliminaire. Les plans pourraient évoluer et une vente finale n’est en rien garantie, les sources interrogées appelant à la prudence quant à l’issue de ces discussions. Les parties concernées n’ont pas souhaité commenter ces informations.
Le repli du cours de bourse face au vent de panique sur l’intelligence artificielle
Cette réflexion intervient dans un contexte boursier difficile. La valeur de marché de Waystar a chuté pour s’établir à environ 4,8 milliards de dollars, pénalisée par un repli de son cours de bourse cette année au milieu d’une correction plus large touchant le secteur des logiciels. Lors de son introduction sur le marché new-yorkais menée en 2024 par ses principaux actionnaires — le fonds de rachat EQT, l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada et le cabinet d’investissement Bain Capital —, l’accueil initial des investisseurs avait pourtant soutenu l’action, faisant grimper les titres de 20 dollars à un pic de 45 dollars en 2025.
Par la suite, la valeur a subi de fortes pressions. Des analystes de Morgan Stanley ont souligné dans un rapport publié en juillet que les investisseurs s’inquiètent de la capacité potentielle des avancées en intelligence artificielle à perturber les entreprises de logiciels.
La cartographie du capital aux mains d’EQT, du CPPIB et de BlackRock
La démarche actuelle d’évaluation des options pourrait permettre de tester l’appétit réel des investisseurs pour les entreprises technologiques et de savoir si l’intérêt pour ces activités se redresse. Au cœur de cette transition capitalistique, le paysage des actionnaires de référence demeure structuré par les données de LSEG.
Interrogées sur ces évolutions financières et les éventuelles tractations en cours, les différentes parties prenantes n’ont pas fourni de commentaires immédiats, laissant planer l’incertitude sur la concrétisation de cette éventuelle transition vers le secteur privé.