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Roissy-Charles de Gaulle est le hub européen le plus exposé au paludisme d’aéroport

Le phénomène de « paludisme d’aéroport » a été associé à 32 cas à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle depuis 1969, selon une étude publiée en 2024.

Qu'est ce que le «paludisme d’aéroport», cet inquiétant phénomène observé à Roissy et qui a fait deux morts en Allemagne

Le phénomène de « paludisme d’aéroport » a été associé à 32 cas à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle depuis 1969, selon une étude publiée en 2024. Deux décès liés à ce risque ont été signalés à Francfort, réactivant l’attention sur la présence de moustiques infectés transportés par avion.

Le « paludisme d’aéroport » désigne une infection contractée par une piqûre de moustique Anopheles transporté par avion depuis une région où le paludisme est endémique. Ce phénomène, rare mais documenté, a été lié à 32 cas à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle (Roissy) depuis 1969, selon une étude publiée en 2024 dans la revue Eurosurveillance. Cette même étude identifie Roissy comme le hub européen le plus exposé, devant Bruxelles et Francfort.

L’origine du phénomène

Le « paludisme d’aéroport » se produit lorsque des moustiques infectés, provenant de zones où le paludisme est endémique, surviennent dans un aéroport ou ses environs après un voyage en avion. Ces cas sont rares mais documentés : 145 cas ont été recensés dans neuf pays européens depuis 1969, dont 105 classés comme « paludisme d’aéroport ». Roissy, avec 32 cas, est le plus touché, suivi par Bruxelles (18) et Francfort (8), selon l’étude de 2024.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) souligne que ce type de transmission reste « sporadique » en Europe. Cependant, des cas récents ont suscité des inquiétudes. Les autorités sanitaires y privilégient l’hypothèse d’un moustique importé, bien que des analyses génétiques soient en cours pour confirmer cette origine.

Les risques et les mesures en place

Le risque pour le grand public reste « faible », selon Santé publique France, qui recense en moyenne un ou deux cas annuels de « paludisme d’aéroport » en France. Cependant, le nombre de cas a augmenté depuis 2011, passant d’un à près de trois par an. Frédéric Simard, auteur d’une étude de 2024, attribue cette hausse à une augmentation du trafic aérien, un relâchement des procédures de démoustication et une résistance accrue des moustiques aux insecticides.

Roissy-Charles de Gaulle est le hub européen le plus exposé au paludisme d'aéroport
Photo: Le Parisien

Les autorités françaises affirment que les procédures de démoustication sont strictes, avec des contrôles réguliers à Roissy. Air France et la Direction Générale de la Santé (DGS) ont rappelé la sérieux des mesures en place. Cependant, certains voyageurs s’inquiètent du manque de prévention, comme le souligne une passagère interrogée par Le Parisien : « On se croit en sécurité dans un aéroport ».

Les cas récents à Francfort

Ces cas ont relancé le débat sur la présence de moustiques infectés dans les aéroports.

Roissy-Charles de Gaulle est le hub européen le plus exposé au paludisme d'aéroport
Photo: Ouest France

Le phénomène du « paludisme d’aéroport » reste un cas exceptionnel, mais il met en lumière les défis liés à la globalisation et aux changements climatiques. Les autorités européennes recommandent de surveiller les zones à risque et de renforcer les mesures de contrôle des moustiques dans les aéroports, en particulier pendant la saison chaude, lorsque la majorité des cas se produisent.

Les voyageurs sont invités à rester vigilants, surtout lors des périodes de forte activité aérienne. Bien que le risque soit considéré comme faible, les autorités soulignent l’importance d’une prévention rigoureuse pour éviter toute propagation inattendue du paludisme.

Fraudes, accidents et retards : les secrets de Roissy-Charles de Gaulle – documentaire complet

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.