Des chercheurs ont publié la plus grande carte de l’activité génétique du cortex préfrontal humain, s’appuyant sur des données provenant de plus de six millions de cellules.
La recherche en neurosciences franchit un cap historique avec la parution de travaux d’envergure internationale. Huit études coordonnées, dont trois publiées dans la revue Nature, détaillent l’activité génétique de la région cérébrale qui orchestre la planification, la prise de décision et la régulation émotionnelle. Cette base de données sans précédent croise les profils cellulaires de près de 1 500 donneurs pour éclairer les mécanismes des maladies neurodégénératives et psychiatriques.
L’effort de recherche, initié dès 2019 par le PsychAD Consortium financé par les National Institutes of Health (NIH), se concentre sur le cortex préfrontal. Les scientifiques ont analysé des tissus cérébraux provenant de donneurs d’âges très variés, allant de nourrissons à un aîné de 108 ans, représentant des ascendances diverses et des profils cliniques diversifiés. Le groupe témoin côtoie ainsi des patients atteints de huit affections neurologiques et psychiatriques distinctes, incluant la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la démence à corps de Lewy, la démence vasculaire, la tauopathie, la démence frontotemporale, la schizophrénie et les troubles bipolaires.
Grâce à la technique de séquençage d’ARN à l’échelle de la cellule unique, l’équipe a enregistré l’activité des transcrits d’ARN dans plus de 6,3 millions de cellules individuelles. Les observations couvrent aussi bien les neurones, responsables des messages électriques, que les cellules immunitaires et vasculaires du cerveau.
« Single-cell studies of the human brain have traditionally been limited to relatively small numbers of individuals. Pushing us into a population-scale setting changes the kinds of questions we can ask. »
Zhichao Miao, un biologiste computationnel au Laboratoire national de Guangzhou en Chine
Trois grandes phases de remodelage du cortex humain
Pour établir cette dynamique de référence, une étude fondamentale initiale s’est attachée à observer les modifications du cortex dorsolatéral préfrontal au fil de la vie à partir de cerveaux sains, de la naissance jusqu’à 97 ans. Les chercheurs ont ainsi mis en évidence trois séquences distinctes dans l’évolution de cette zone cérébrale.
- Une phase de remodelage rapide durant les premières années de la vie.
- Une période de stabilité s’étendant à partir de l’âge de 24 ans et tout au long de la vie adulte.
- Un second cycle de remodelage qui s’amorce autour de la soixantaine.
Durant ces étapes, les différents types cellulaires manifestent des profils d’activité génétique spécifiques. Les variations observées au début de l’existence se lient au développement cérébral, tandis que les transformations tardives concernent les cellules impliquées dans les réactions immunitaires, la gestion du stress et les rythmes circadiens de l’organisme.
« Studying the same region under different conditions enables more consistent comparisons and helps connect our results to existing genetic and molecular studies, This is an important window into brain disease, but additional regions will be needed to understand the full picture. »
Panos Roussos, directeur du Center for Disease Neurogenomics à l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai à New York
Sensibilisation de terrain et engagement municipal à Casseneuil
À l’échelle locale, la prise en charge et la perception de la maladie d’Alzheimer font l’objet d’initiatives concrètes. La commune de Casseneuil accueille une journée de sensibilisation destinée à mettre en lumière le quotidien des familles concernées par les troubles cognitifs. L’événement réunit des professionnels de la gérontologie, des aidants familiaux pour des témoignages, ainsi qu’un espace de projection et de lecture.

Plusieurs dispositifs pédagogiques originaux rythment cette rencontre, à l’instar d’une maquette en figurines Playmobil conçue pour illustrer le parcours complexe des proches aidants. Grâce à un partenariat avec l’association Soliha, un atelier d’immersion doté d’un simulateur de vieillesse permet également aux participants de ressentir physiquement les altérations corporelles liées au grand âge. L’après-midi se conclut par la signature officielle de la charte « Ville aidante Alzheimer », scellant l’engagement de la municipalité pour un accompagnement adapté de ses administrés.