Incarcéré à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses en attente de son procès en appel, Cédric Jubillar a été surpris par des surveillants en plein rapport sexuel avec une visiteuse au parloir. Cet incident survient à quelques jours d’une reconstitution judiciaire et d’un réexamen de sa détention provisoire fixé au 20 octobre 2026.
Un incident au parloir de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses
Placé au quartier d’isolement de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, Cédric Jubillar a vu son parloir brutalement interrompu par les gardiens de l’établissement cette semaine. L’artisan de 39 ans se trouvait en compagnie d’une visiteuse originaire du Sud-Est de la France, qui venait le voir pour la toute première fois après une relation épistolaire d’un an entretenue à l’initiative de cette dernière.
L’administration pénitentiaire interdit strictement toute relation sexuelle dans les parloirs ordinaires, lesquels constituent des espaces collectifs. Des structures adaptées, telles que les Unités de Vie Familiale (UVF), existent dans certains centres de détention sous forme de studios meublés, mais le détenu n’y avait pas accès.
Cet événement expose le détenu à des poursuites disciplinaires avec un passage obligé en commission. De son côté, la visiteuse s’expose à la suspension de son permis de visite ainsi qu’à des poursuites judiciaires pour exhibition sexuelle.
Une reconstitution judiciaire et des aveux récents
Ce nouveau contre-temps disciplinaire intervient à quelques jours de la reconstitution des faits programmée le 2 octobre 2026 au domicile de Cagnac-les-Mines, près de six ans après la disparition de Delphine Aussaguel dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Après des années de dénégations, le principal suspect est passé aux aveux en juillet dernier devant la conseillère de la cour d’appel de Toulouse, expliquant avoir étranglé sa femme au cours d’une dispute sur fond de séparation.

Ces déclarations ont permis aux enquêteurs de localiser et de découvrir deux fémurs le 16 juillet 2026 dans un champ à Mailhoc, constituant les seuls restes retrouvés de l’infirmière. Ses avocats, Maître Pierre et Guy Debuisson, avaient attribué ce revirement à un long travail de mise en confiance
. La reconstitution permettra de confronter le nouveau récit de l’accusé avec la réalité des lieux, en l’absence de crâne ou de parties supérieures du squelette qui auraient permis une analyse médicale approfondie de la cause exacte du décès.
Le calendrier judiciaire et l’échéance de la détention provisoire
Sur le plan strictement procédural, la détention provisoire du Tarnais arrive à échéance le 20 octobre prochain. Elle doit faire l’objet d’un réexamen et sera vraisemblablement prolongée de six mois. Condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Tarn, Cédric Jubillar devait comparaître en appel cet automne, mais l’audience a été reportée à la suite des nouvelles investigations découlant de ses aveux. Son nouveau procès devant la cour d’assises de Toulouse est désormais planifié du 30 avril au 14 mai 2027.
