Charles Hudon, candidat libéral dans Vanier-Les Rivières et ancien policier, a remplacé ses tracts de campagne par des protège-cartes bancaires pour lutter contre la fraude croissante envers les aînés. Cette initiative vise à briser le silence des victimes et à sensibiliser la population à ce fléau.
La scène est saisissante.
Un combat enraciné dans vingt-huit ans de police
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Candidat libéral dans Vanier-Les Rivières, Charles Hudon connaît bien l’ampleur du problème. Il a passé 28 ans dans les forces de l’ordre, occupant notamment le poste de directeur adjoint à la Direction des enquêtes sur les crimes financiers et la cybercriminalité à la Sûreté du Québec.
Il déplore d’ailleurs l’abolition de cette division l’an dernier par le gouvernement de la Coalition avenir Québec, alors même que les escroqueries par téléphone, par texto et l’hameçonnage visant les personnes âgées connaissent une explosion marquée. Lors de ses activités de porte-à-porte, l’ancien policier de 49 ans entend régulièrement des témoignages de personnes âgées habitées par la peur.
Le porte-carte électoral pour briser la honte
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Pour contrer ce fléau et engager la conversation, Charles Hudon a pris le pari de remplacer le matériel publicitaire traditionnel. Ses tracts comportant son nom et son visage ont cédé la place à une petite pochette protège-carte bancaire distribuée sur le terrain, notamment lors d’une activité de la FADOQ.
En distribuant la pochette protège-carte, ça amène nécessairement une discussion.
Charles Hudon, candidat libéral dans Vanier-Les Rivières et ancien policier
L’initiative vise directement le silence qui entoure ces crimes. L’ancien policier souligne le cas d’une femme escroquée de 20 000 $ qui n’osait en parler à personne en raison d’un fort sentiment de honte. Pourtant, martèle-t-il, les victimes n’ont pas à culpabiliser face à des stratagèmes de plus en plus sophistiqués.
Des stratagèmes sophistiqués et des conséquences lourdes
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Les fraudeurs, qui sévissent souvent depuis l’étranger, déploient de multiples artifices pour fabriquer un sentiment d’urgence. Ils incitent ainsi les aînés à transférer des fonds, à remettre de l’argent comptant ou à divulguer leurs informations bancaires.

Les conséquences peuvent être très importantes, mais on n’en parle pas assez
, conclut Charles Hudon, bien déterminé à imposer ce combat dans les thèmes centraux de la campagne politique.