Remco Evenepoel et Wout van Aert s’avancent en grands favoris pour la course en ligne des championnats du monde de cyclisme à Montréal, disputée sur un parcours de 112 kilomètres. Privés d’oreillettes et libérés du double tenant du titre Tadej Pogacar, les deux leaders belges devront conjuguer leurs forces.
Un parcours montréalais exigeant pour succéder à Eddy Merckx
Cinquante-deux ans après le sacre d’Eddy Merckx dans la métropole québécoise en 1974, la Belgique rêve de voir à nouveau l’arc-en-ciel traverser l’Atlantique. Le peloton de cette course en ligne masculine s’élance pour un tracé totalisant 112 kilomètres, jalonné de douze tours d’un circuit de 13,4 kilomètres autour du mont Royal selon les détails de la programmation et des engagés. Le parcours comprend deux côtes successives et s’achève sur une arrivée en montée.
L’absence de Tadej Pogacar, forfait pour l’épreuve, rebat les cartes et place directement les représentants de la sélection belge sous les feux des projecteurs. D’un côté, Remco Evenepoel dispose de dispositions naturelles pour faire exploser la course de loin, fort de son titre mondial conquis en 2022 et de sa deuxième place obtenue l’année précédente. De l’autre, Wout van Aert apporte à l’équipe nationale sa redoutable pointe de vitesse et son expérience des grands rendez-vous, lui qui compte déjà deux médailles d’argent mondiales à son compteur.
Une cohabitation sous haute surveillance sans oreillettes
Habitués à s’affronter sous les couleurs de leurs formations professionnelles respectives, les deux hommes partagent cette fois le même maillot, sans l’assistance d’oreillettes pour recevoir des consignes tactiques en direct.
Van Aert et Evenepoel ont souligné l’importance de rester flexibles, étant donné les imprévisibles circonstances d’une course de cette envergure.
Les forces en présence sur le bitume québécois
Au-delà de la confrontation tactique interne à la sélection belge, le plateau réunit plusieurs animateurs majeurs du peloton international. Les spécialistes de l’effort solitaire ont également rendez-vous sur ces terres nord-américaines, à l’image du contre-la-montre qui met aux prises les meilleurs rouleurs du circuit. L’Italien Filippo Ganna, double champion du monde de la spécialité en 2020 et 2021, fait figure de sérieux client aux côtés du Suisse Stefan Küng, récent vainqueur d’un chrono sur la Vuelta d’après l’analyse des engagés de la course. Le jeune Britannique Callum Thornley vise également une place sur le podium.

Le contingent français aborde ces championnats avec des ambitions mesurées mais réelles. Le jeune Paul Seixas, âgé de 19 ans, et Bruno Armirail se testent sur ce format mondial après une saison jalonnée d’efforts chronométrés plus courts. D’autres profils polyvalents, à l’instar du Mexicain Isaac del Toro, se positionnent d’ores et déjà en embuscade pour la course en ligne programmée le dimanche suivant.