L’African Women Lawyers Association (AWLA) a sommé une faction dissidente au Nigeria de cesser sous sept jours d’utiliser le nom, le logo et les plateformes officielles de l’organisation. L’instance internationale dénonce des élections jugées inconstitutionnelles et un refus de céder le pouvoir à la suite de l’expiration du mandat de l’ancienne direction.
Origines et structure de l’association internationale
Fondée en 1997 lors d’une réunion inaugurale à Nairobi au Kenya, l’African Women Lawyers Association rassemble des juristes de plusieurs pays du continent, parmi lesquels le Kenya, le Botswana, la Namibie, l’Ouganda, le Cameroun, le Nigeria, la Sierra Leone et le Malawi. La République fédérale du Nigeria comptait dès l’origine parmi les délégations fondatrices, représentée notamment par des personnalités telles que Hon. Chief Mrs. Anayo Justina Offiah, SAN et Chief Mrs. Mabel Agbamuche, selon les précisions de l’organisation dans son communiqué officiel daté du 25 septembre 2026.
Betty Mould-Iddrisu, première présidente de l’entité. Fonctionnant comme un organisme unifié doté d’une constitution commune et de règlements uniformes, l’association observe un principe de présidence rotative, le siège suivant le pays d’origine de la dirigeante en exercice. Mandatée en 2019, Mandy Demechi-Asagba, Esq. assure actuellement la présidence depuis le Nigeria, chapeautant un Conseil exécutif international qui constitue l’organe suprême de la structure.

L’expiration des mandats et la naissance du litige nigérian
La crise actuelle au sein de la branche nigériane trouve son origine dans l’expiration officielle du mandat du comité exécutif national, intervenue le 22 octobre 2023 selon les faits rapportés par l’instance internationale. D’après le Conseil exécutif, l’ancienne équipe dirigeante a omis de constituer un comité électoral ou d’organiser des élections avant le terme fixé, se trouvant dès lors dessaisie de ses prérogatives.
Face à ce vide et alertée par des membres, l’instance dirigeante internationale a exercé ses pouvoirs de tutelle en instituant un comité de transition. Inaugurée le 24 novembre 2023, cette structure provisoire devait gérer les affaires courantes de la section nigériane en attendant un scrutin régulier.
Élections contestées et mise en place d’une direction parallèle
Plutôt que de procéder à une transition ordonnée, l’ancienne direction a convoqué une réunion extraordinaire en décembre 2023. Au cours de cette assise, les responsables sortants ont désigné de leur propre chef un comité électoral, conduit un scrutin en marge des statuts et écarté les voix dissidentes, allant jusqu’à bannir les contradicteurs du groupe de discussion interne AWLA Financial Members
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Malgré les avertissements répétés de l’instance internationale et du comité provisoire, un groupe emmené par Caroline Ibharuneafe a procédé à l’investiture d’un exécutif non autorisé le 5 janvier 2024. En réponse, le comité de transition a mené à bien un processus électoral régulier le 14 mars 2024, consacrant l’émergence d’une nouvelle équipe dirigeante reconnue par l’organisation, avec Falilat Oluwatoyin Orire au poste de représentante nationale et Toyin Ndidi Taiwo-Ojo comme secrétaire générale.
Ultimatum et menaces de poursuites judiciaires
Porté par la signature de Sakinah Adepeju Oduye-Quadri, secrétaire générale d’AWLA International, le communiqué publié au nom du Conseil exécutif dresse un constat sévère des agissements de la faction dissidente. L’organisation reproche à ce groupe d’occuper illégalement son secrétariat et de tenter de s’emparer de ses comptes bancaires ainsi que de ses canaux de communication numérique.
En conséquence de ces manquements répétés aux textes fondateurs, le groupe dissident fait l’objet d’une suspension formelle. L’ultimatum de sept jours notifié par la direction internationale laisse un dernier répit à la faction pour cesser toute utilisation des insignes et des plateformes de l’association, faute de quoi des mesures coercitives et judiciaires seront enclenchées pour préserver l’intégrité de l’institution.