À onze jours du scrutin provincial fixé au 5 octobre 2026, des électeurs de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques expriment des opinions mitigées et un certain désengagement envers la campagne électorale en cours, selon les reportages de la région.
La campagne électorale provinciale suscite des réactions contrastées à l’approche du vote. Dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, plusieurs citoyens interrogés ont avoué ne pas s’être sentis interpellés depuis le déclenchement des élections le 27 août dernier, révélant un fossé entre les politiciens et la population locale selon les témoignages recueillis sur le terrain.
Le désenchantement des électeurs face aux promesses politiques
Le sentiment d’éloignement par rapport à la classe politique revient fréquemment dans les conversations avec les résidents. Entre promesses répétées et impression d’un rituel électoral lointain, la désillusion s’installe chez une partie de l’électorat.
On les voit une fois aux quatre ans, ils viennent nous voir, nous font des promesses et il n’y a rien qui ne se passe jamais.
Un citoyen, rapporté par Cimtchau
D’autres électeurs critiquent ouvertement la forme que prend la communication des candidats, dénonçant un manque de spontanéité et de profondeur dans les échanges publics.
Très interpellée, mais très déçue. Moi, ce qui me tanne c’est la cassette. Je ne sens pas de sincérité.
Une électrice rencontrée à Trois-Pistoles, via Cimtchau
Un autre citoyen abonde dans le même sens, qualifiant les interactions publiques de superficialité calculée. L’aspiration à un discours plus authentique domine les échanges.
Des sourires inventés, des petits bye-bye niaiseux, c’est tellement faké! Je voudrais du vrai.
Un électeur, rapporté par Cimtchau
Les priorités économiques et environnementales au cœur des préoccupations
Malgré ce sentiment d’éloignement, les citoyens signalent que les véritables priorités n’ont pas disparu du paysage. Les préoccupations concrètes du quotidien unissent les électeurs interrogés, qui réclament des actions tangibles plutôt que des discours.
- Le coût de la vie et l’accès à l’épicerie, jugés très onéreux.
- La crise de l’habitation et l’accès à la propriété pour les jeunes.
- La situation du système de santé.
- La protection de l’environnement.
Les résidents soulignent l’urgence d’intervenir concrètement sur ces fronts. Il faudrait qu’ils arrêtent d’en parler et qu’ils agissent
, résume une électrice préoccupée par le budget familial et la flambée des loyers d’après les précisions recueillies sur place.
Le calendrier électoral et les modalités du vote
Malgré le scepticisme ambiant, la volonté d’accomplir son devoir civique demeure forte. Si certains électeurs ont arrêté leur décision depuis longtemps, d’autres hésitent encore à trancher.
Le vote par anticipation se tiendra le dimanche et le lundi suivants, avec des bureaux ouverts de 9h30 à 20h. Les citoyens peuvent vérifier leur bureau assigné grâce à l’avis reçu par la poste ou se présenter dans n’importe quel bureau de directeur ou de directrice de scrutin les 25-26 et 29-30 septembre en cas d’impossibilité dans leur circonscription d’origine, à condition de détenir une pièce d’identité et d’être inscrits sur la liste électorale.