Édition française
En continu
---Advertisement---

Technologie et science

Ada Yonath, une cristallographe et biologiste moléculaire, est décédée le 31 août 2026 à l’âge de 87 ans selon Israelvalley

Ada Yonath, cristallographe et biologiste moléculaire, est morte le 31 août 2026 à l'âge de 87 ans selon Israelvalley.

Ada Yonath, une cristallographe et biologiste moléculaire, est décédée le 31 août 2026 à l'âge de 87 ans selon Israelvalley

Ada Yonath, cristallographe et biologiste moléculaire, est morte le 31 août 2026 à l’âge de 87 ans selon Israelvalley. Née Ada Lifshitz le 22 juin 1939 à Jérusalem, en Palestine mandataire, elle demeure la première femme israélienne à remporter un prix Nobel. Elle s’est également illustrée en devenant la quatrième femme au monde à recevoir le prix Nobel de chimie, après Marie Curie, Irène Joliot-Curie et Dorothy Hodgkin.

Une pionnière de la science s’éteint à 87 ans

Elle a obtenu cette prestigieuse distinction en 2009, en étant colauréate aux côtés de Venkatraman Ramakrishnan et Thomas Steitz. Le comité l’a récompensée pour leurs travaux fondateurs sur la structure et la fonction du ribosome, les complexes cellulaires qui décodent l’information génétique portée par l’ARN messager pour assembler les acides aminés en protéines.

Un parcours académique marqué par l’audace et la persévérance

Ada Yonath grandit dans une famille modeste du quartier de Geula à Jérusalem, aux côtés d’un père rabbin d’origine polonaise et d’une mère tenant une épicerie. Après le décès de son père alors qu’elle a dix ans, sa mère s’installe à Tel Aviv pour travailler dans l’administration des impôts. Malgré des moyens très limités, elle réussit ses études, accomplit son service militaire obligatoire dans les Forces de défense israéliennes, puis obtient une licence en chimie en 1962 et en biochimie en 1964 à l’université hébraïque de Jérusalem. Elle soutient ensuite sa thèse de doctorat en 1968 à l’Institut Weizmann des sciences.

Venki Ramakrishnan a remporté le prix Nobel de chimie en 2009
Photo: BBC

Son parcours de recherche postdoctorale la conduit aux États-Unis, d’abord à l’université Carnegie-Mellon à Pittsburgh, puis au Massachusetts Institute of Technology de Boston, avant d’intégrer en 1970 le laboratoire du professeur William Lipscomb à l’Université Harvard pour travailler sur la structure des protéines en haute résolution. Dès les années 1970, elle s’attaque à un défi jugé impossible par la communauté scientifique : décoder la structure tridimensionnelle des ribosomes, jugés trop fragiles et complexes pour être analysés par diffraction aux rayons X. Confrontée au scepticisme et aux moqueries de ses pairs qui la surnommaient « la rêveuse », elle trouve l’inspiration dans un article sur des ours polaires en hibernation, utilisant le refroidissement extrême pour stabiliser ces structures.

Des applications majeures pour la médecine moderne

Les recherches novatrices d’Ada Yonath ont permis de décrypter au niveau atomique la manière dont les antibiotiques se fixent sur le ribosome bactérien afin de bloquer la synthèse des protéines et de neutraliser les bactéries. Ce mécanisme fondamental est aujourd’hui à l’origine d’environ 40 % des antibiotiques existants, offrant des retombées directes dans la lutte contre les bactéries résistantes.

Ada Yonath, une cristallographe et biologiste moléculaire, est décédée le 31 août 2026 à l'âge de 87 ans selon Israelvalley
Photo: Israelvalley

Tout au long de sa carrière, la scientifique a également reçu d’autres distinctions notables, à l’instar des insignes de Docteur Honoris Causa de l’INP de Toulouse et de la médaille de la ville de Toulouse, qu’elle avait reçus lors du 19e Congrès international sur la mycoplasmologie selon Ladepeche. Elle soulignait alors avec fierté que c’était la première fois que l’hymne israélien était joué lors de la remise d’un prix en son honneur.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.