Publié le 28 septembre 2025 à 12h27. Une substance récemment interdite dans les vernis à ongles en gel de l’Union européenne est encore utilisée dans certaines procédures dentaires au Portugal, suscitant des inquiétudes quant à une possible extension des réglementations aux dispositifs médicaux.
- L’oxyde de triméthylbenzoyle diphénylphosphine (TPO), un photoinitiateur, est interdit dans les cosmétiques depuis le 1er septembre en raison de ses propriétés cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction.
- Des dentistes portugais continuent d’utiliser le TPO dans des traitements tels que le scellement des fissures dentaires, les restaurations et le blanchiment.
- Les professionnels du secteur dentaire et les fournisseurs s’inquiètent d’une éventuelle extension de l’interdiction aux matériaux dentaires à base de résine.
L’interdiction du TPO, un composé chimique agissant comme photoinitiateur – déclenchant le durcissement des gels et des résines sous l’effet de la lumière UV – a pris effet le 1er septembre dans toute l’Union européenne. La Commission européenne a classé le TPO comme « cancérigène, mutagène et toxique pour la reproduction », obligeant les fabricants de vernis à ongles à reformuler leurs produits et les professionnels à gérer leurs stocks existants.
Mais l’utilisation de ce composé ne se limite pas à l’industrie cosmétique. Selon un reportage diffusé par Radio Renaissance, l’Ordre des Médecins Dentistes (OMD) du Portugal a confirmé que le TPO est toujours employé dans diverses applications dentaires, notamment pour le scellement des fissures, la restauration des dents et les traitements de blanchiment.
L’OMD souligne que les quantités de TPO utilisées en dentisterie sont minimes par rapport à celles présentes dans les vernis à ongles, sans toutefois préciser les concentrations exactes. Néanmoins, cette utilisation continue a soulevé des questions. L’agence de réglementation portugaise, interrogée par Renaissance, affirmait ne pas être au courant de la présence de TPO dans les matériaux dentaires, tout en confirmant l’application stricte de l’interdiction européenne concernant les cosmétiques.
Les entreprises du secteur dentaire et les fournisseurs de matériel dentaire s’inquiètent désormais de la possibilité que l’interdiction soit étendue aux dispositifs médicaux et aux matériaux à base de résine. Cette perspective pourrait entraîner des perturbations significatives dans la pratique dentaire et nécessiter la recherche d’alternatives au TPO.
Pour plus d’informations sur l’interdiction du TPO, vous pouvez consulter le site de la Health Products Regulatory Authority (HPRA) de l’Irlande. Euronews a également publié un article sur cette question.