Home DivertissementBen Platt Brille dans la Première Britannique de Midnight at the Never Get

Ben Platt Brille dans la Première Britannique de Midnight at the Never Get

by Antoine Girard
Une performance centrée sur le talent vocal de Ben Platt

L’acteur Ben Platt, primé aux Tony, Emmy et Grammy, a fait ses débuts britanniques au Menier Chocolate Factory à Londres dans la pièce musicale Midnight at the Never Get. L’œuvre, écrite par Mark Sonnenblick, auteur de KPop Demon Hunters, est présentée comme une histoire d’amour hors du temps mettant en scène deux musiciens gays tentant de réussir dans le New York des années 1960.

Une performance centrée sur le talent vocal de Ben Platt

Selon Theguardian, la voix de Ben Platt semble faite pour les décennies passées. Dans ce spectacle, il incarne Trevor Copeland, un chanteur de cabaret qui se remémore les années passées avec le compositeur Arthur Brightman. WhatsOnStage décrit la performance de Platt comme une démonstration de virtuosité, utilisant son falsetto caractéristique, déjà connu pour son rôle dans Dear Evan Hansen.

Le spectacle commence avec le numéro « Mercy of Love » et se termine par une interprétation poignante de la chanson « My Song », chantée aux côtés de Barry James, qui incarne la version plus âgée du personnage de Trevor. Platt fait également preuve de capacités comiques dans le numéro « Boy in Blue », une chanson traitant d’une romance avec un policier et évoquant l’illégalité de l’homosexualité à l’époque.

L’intrigue : entre ambition artistique et réalités politiques

L’histoire suit la relation entre Trevor et Arthur Brightman, interprété par Gregor Milne. Ce dernier est décrit par Theguardian comme l’ancre du spectacle, jouant le rôle d’un génie troublé et servant de point focal pour l’orchestre grâce à son jeu au piano. Le récit explore les tensions liées à la création musicale : Arthur aspire à créer des « cristaux d’émotion » dans le style de Cole Porter, tandis que Trevor penche pour une approche plus proche de la pop.

Le cadre temporel s’étend des années 1960 jusqu’à l’épidémie de SIDA des années 1980. Le dilemme central des personnages oppose la protestation à l’assimilation lorsque la politique s’invite dans leur club gay clandestin. Cette tension apporte, selon la critique, une dimension concrète à leurs vies par ailleurs fluides et jazz.

Mise en scène et direction artistique

La mise en scène est signée David Cromer, tandis que les décors de Scott Pask transforment le Menier Chocolate Factory en un cabaret éclairé à la lampe, avec des détails authentiques comme des cendriers remplis de mégots sur les tables. La chorégraphie de Lynne Page est comparée à l’âge d’or de Fred Astaire et Gene Kelly, notamment lors d’une séquence où les acteurs dansent parmi le public.

Mise en scène et direction artistique
Photo: WhatsOnStage

Sur le plan technique, London Evening Standard précise que la mise en scène dure 100 minutes. L’orchestre comprend un batteur et un bassiste situés derrière le duo principal, ainsi qu’une section de cuivres dissimulée derrière du verre.

Détails de la production

Rôle / Fonction Nom
Interprète (Trevor Copeland) Ben Platt
Interprète (Arthur Brightman) Gregor Milne
Auteur Mark Sonnenblick
Metteur en scène David Cromer
Scénographe Scott Pask
Chorégraphe Lynne Page

Le spectacle est présenté au Menier Chocolate Factory à Londres jusqu’au 12 septembre.

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