La Ligue nationale de hockey (LNH) se montre ferme : si les conditions de glace aux Jeux olympiques de Milan ne sont pas jugées sécuritaires par les joueurs, la participation de la ligue est compromise. Cette annonce intervient alors que les préparatifs pour le tournoi de hockey, qui verra le retour des joueurs de la LNH aux Jeux pour la première fois depuis plus d’une décennie, sont en cours.
Bill Daly, commissaire adjoint de la LNH, a été catégorique lundi après la réunion du conseil des gouverneurs : « C’est aussi simple que cela. Si les joueurs estiment que la glace n’est pas sécuritaire, nous n’irons pas. » Il a toutefois ajouté qu’il ne considérait pas les problèmes de construction de la patinoire olympique comme « insurmontables ».
L’arène principale de hockey de Milan doit être achevée le 2 février. Le tournoi féminin débutera trois jours plus tard, et le tournoi masculin, très attendu, le 11 février. Le calendrier serré laisse peu de marge de manœuvre pour résoudre les éventuels problèmes.
La LNH intensifie son implication pour s’assurer que la glace soit à la hauteur des attentes. « Nous avons proposé et ils font appel à nos experts en glace, à nos techniciens et à nos fournisseurs externes », a précisé Daly. « Nous mobilisons toutes nos ressources pour aider à rendre la situation acceptable pour les athlètes de la LNH. Je suis prudemment optimiste que nous y parviendrons. »
La LNH aura un accès continu à la glace, y compris lors d’une épreuve test prévue du 9 au 11 janvier. Cependant, l’IIHF a récemment admis que les deux patinoires de Milan seront environ 3 pieds (environ 91 cm) plus courtes qu’une patinoire standard de la LNH (196,85 pieds sur 85,3 pieds au lieu de 200 pieds sur 85 pieds). Cet écart contrevient à l’accord signé en juillet entre la LNH et l’IIHF.
Daly a indiqué que la ligue avait pris connaissance des dimensions réduites la semaine dernière et s’interroge sur les raisons de cette situation. Bien que certaines fédérations aient été informées plus tôt, personne ne l’avait signalé à la LNH, qui n’avait pas non plus remarqué de différence lors de visites précédentes. « Ce n’était rien de perceptible pour personne. Ce n’est pas comme si les gens apportaient des rubans à mesurer », a-t-il souligné.
Malgré cet imprévu, la LNH et l’AJLNH (Association des joueurs de la LNH) semblent disposées à faire preuve de souplesse, tout en insistant pour que la patinoire des Jeux olympiques de 2030 en France respecte les normes de la LNH. L’AJLNH a interrogé les joueurs, qui ne semblent pas considérer ces dimensions réduites comme un problème majeur en termes de santé, de sécurité ou de compétition.
Les joueurs des Penguins de Pittsburgh et des Predators de Nashville ont récemment disputé des matchs sur une patinoire de taille similaire lors des Global Series en Suède. La solution avait consisté à ajuster l’emplacement des lignes pour compenser le manque de glace dans la zone neutre. La LNH n’a reçu aucun retour négatif des joueurs après ces rencontres.
Les organisateurs affirment qu’il n’y a pas de plan de secours pour déplacer le tournoi olympique de hockey. La LNH n’a pas non plus encore élaboré de plan d’urgence si elle jugeait la glace inacceptable. « C’est la situation actuelle », a déclaré Daly. « Cela dit, si nous étions confrontés à cette réalité, nous devrions réfléchir à la suite. »
La LNH restera dans l’incertitude pendant deux semaines pendant les Jeux. Interrogé sur la possibilité de revoir le calendrier, Daly a répondu qu’il était trop tôt pour le dire. « Je ne peux pas vous dire exactement ce que nous ferons », a-t-il conclu. « Mais je suis convaincu que nous serons capables de trouver des solutions appropriées si nécessaire. »