Publié le 21 octobre 2025 à 14h26. L’affaire du prince Andrew, ami du criminel sexuel Jeffrey Epstein, continue de secouer la monarchie britannique. La publication imminente d’une biographie de Virginia Giuffre, une victime d’Epstein, pourrait compromettre davantage le règne du roi Charles III.
- Le prince Andrew a renoncé à l’usage du titre de « duc d’York » sous la pression de l’opinion publique.
- Le palais de Buckingham tente de détourner l’attention des médias des controverses entourant le prince Andrew vers le voyage du roi Charles III à Rome.
- Des voix s’élèvent pour demander le retrait définitif des titres du prince Andrew, une mesure complexe qui pourrait ébranler la monarchie.
La semaine dernière, le prince Andrew a tenté de calmer le jeu en annonçant qu’il ne se servirait plus de son titre de duc d’York, une décision prise sous l’impulsion du service de communication du palais de Buckingham. Cette initiative, destinée à préserver l’image du roi Charles III, n’a eu qu’un effet limité. De nouvelles révélations ont rapidement refait surface, relançant la polémique.
Lundi, le palais a même fait appel à la BBC pour tenter d’orienter l’attention des médias vers le voyage du roi Charles III à Rome, où il devait rencontrer le pape pour plaider en faveur d’un monde meilleur. Cette manœuvre souligne l’inquiétude grandissante au sein de la famille royale face à la capacité du prince Andrew à éclipser les initiatives du nouveau roi.
Depuis des années, le prince Andrew est tenu à l’écart de la vie publique. De plus en plus de Britanniques s’interrogent sur la légitimité de maintenir un prince aux mœurs contestables dans une résidence royale luxueuse, aux frais des contribuables. Le Times a révélé que le prince Andrew ne paie qu’un loyer symbolique pour sa propriété, voire aucun.
Des personnalités politiques réclament désormais le retrait de tous les titres du prince Andrew. Cependant, les experts royaux soulignent qu’une telle mesure est juridiquement complexe. Le statut de prince, acquis par naissance, est difficilement révocable. Cette situation met en lumière les problèmes liés à l’héritage des titres et privilèges au sein de la monarchie.
Le Parlement est le seul organe compétent pour priver le prince Andrew de ses titres, une décision qui aurait des conséquences majeures sur l’avenir de la monarchie. Certains membres de la famille royale, dont le prince William, pourraient cependant estimer que les dommages à long terme causés par le scandale dépassent les inconvénients d’une telle mesure.
Au-delà des considérations protocolaires, l’opinion publique britannique est surtout préoccupée par les graves accusations portées contre le prince Andrew Mountbatten-Windsor.
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