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Bloomberg révèle : les détails des discussions entre les confidents de Poutine et de Trump

Publié le 30 novembre 2025 à 03h30. Des transcriptions de conversations secrètes révèlent que des conseillers de l'administration Trump auraient coordonné avec le Kremlin une stratégie de communication visant à influencer le président américain sur le conflit en…

Bloomberg révèle : les détails des discussions entre les confidents de Poutine et de Trump

Publié le 30 novembre 2025 à 03h30. Des transcriptions de conversations secrètes révèlent que des conseillers de l’administration Trump auraient coordonné avec le Kremlin une stratégie de communication visant à influencer le président américain sur le conflit en Ukraine, en présentant un « plan de paix » comme une initiative ukrainienne.

  • Des échanges entre des émissaires russes et américains suggèrent une tentative d’orienter les déclarations de Vladimir Poutine auprès de Donald Trump.
  • Le « plan de paix » ukrainien, promu par Washington, pourrait avoir été initialement conçu à Moscou, selon les transcriptions.
  • Les personnes impliquées ont réagi de manière diverse, allant du déni à la justification de ces pratiques comme étant courantes en négociation.

Des transcriptions de conversations présumées entre Iouri Ouchakov, assistant du président russe Vladimir Poutine, Steve Witkoff, envoyé spécial de Donald Trump, et Kirill Dmitriev, représentant spécial de Poutine, ont été publiées par l’agence de presse Bloomberg, selon les informations rapportées par la chaîne d’information Current Time. Ces échanges révèlent une possible coordination entre Moscou et Washington pour influencer la position de Donald Trump sur la guerre en Ukraine.

Selon ces transcriptions, Witkoff aurait conseillé aux responsables russes sur la manière de présenter leurs propositions à l’ancien président américain. Une conversation datant d’octobre 2025, entre Ouchakov et Witkoff, montre ce dernier suggérant à Poutine de contacter Trump avant la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche. Witkoff aurait estimé qu’un appel direct de Poutine à Trump renforcerait la position de négociation de la Russie et démontrerait son intérêt pour un accord de paix.

Dans une autre conversation, le 29 octobre, Kirill Dmitriev discute avec Ouchakov du « plan de paix » ukrainien qui allait être présenté à Kiev. Dmitriev aurait exprimé le doute quant à l’acceptation de ce plan par les États-Unis dans sa version originale, mais espérait qu’une version proche pourrait être acceptée :

« Je pense que nous allons simplement préparer ce document comme si c’était notre position, et je déclarerai de manière informelle que tout est informel. Et laissez-les le préparer comme si c’était leur position. Je ne pense pas qu’ils accepteront exactement notre version, mais au moins quelque chose qui s’en rapproche le plus possible. »

Kirill Dmitriev, représentant spécial de Poutine

L’agence Bloomberg note que le fait qu’Ouchakov ait participé aux deux conversations pourrait indiquer qu’il était la cible d’une écoute. L’identité de la source de ces enregistrements reste inconnue.

Interrogé sur ces révélations, Donald Trump a minimisé l’importance de ces pratiques, les qualifiant de « pratique de négociation standard ».

« C’est une pratique courante. Il (Witkoff) doit convaincre l’Ukraine, puis « vendre » les propositions de l’Ukraine à la Russie. C’est ce que fait un bon négociateur : vous devez dire : « Écoutez, ils veulent ceci », vous devez les convaincre. C’est une pratique de négociation standard. »

Donald Trump, ancien président des États-Unis

Ouchakov a d’abord affirmé ne pas savoir d’où provenaient les informations sur ses conversations, avant de qualifier certaines fuites de « fausses » et de refuser de commenter d’autres, les jugeant confidentielles. Dmitriev a quant à lui démenti l’authenticité des transcriptions, publiant sur les réseaux sociaux une photo de Trump accompagnée du message « Faites confiance au plan » et partageant un tweet du sénateur Marco Rubio, qui concernait en réalité une autre question liée aux négociations.

Des analyses du texte du « plan de paix » ukrainien, publiées par le journal britannique The Guardian, ont révélé des formulations inhabituelles en anglais, suggérant une traduction littérale du russe. Le journal allemand Die Welt a également souligné l’utilisation de termes spécifiques au Kremlin pour désigner les territoires ukrainiens occupés.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.