Amir Khan, l’ancien champion du monde de boxe, se lance dans le monde de la promotion sportive, conscient des défis qui l’attendent. Fort de son expérience sur les rings les plus prestigieux, il mise sur une connaissance approfondie du milieu pour bâtir une nouvelle carrière.
Le passage à la promotion s’avère plus complexe que prévu, a admis Khan. S’il anticipait des négociations ardues, il a rapidement été confronté à des exigences élevées de la part des combattants, caractérisées par des demandes financières importantes et des stratégies de négociation parfois déloyales. « C’est comme un jeu d’échecs », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une approche stratégique.
Cependant, Khan estime que son parcours de boxeur lui offre un avantage certain. Il a eu l’occasion de se produire dans des lieux emblématiques tels que Las Vegas et Madison Square Garden, et a collaboré avec les principaux promoteurs du secteur. Il est l’un des rares boxeurs britanniques à avoir réellement percé sur la scène internationale.
Il espère que cette expérience, qui lui a permis de connaître à la fois les aspects glamour et les réalités moins reluisantes du monde de la boxe, lui permettra de créer des événements auxquels les combattants pourront faire confiance. « Je ne m’attends pas à obtenir des résultats significatifs dans les deux prochaines années en tant que promoteur. Je suis prêt à prendre des risques et à apprendre le métier sur le terrain », a-t-il précisé.
À court terme, son plan est de développer la boxe en Afrique et au Moyen-Orient, avant de se concentrer sur le marché britannique lorsque les conditions seront favorables. Il envisage également d’organiser des combats en Arabie saoudite, profitant de la saison lucrative de Riyad.
Pour mener à bien ces projets, Khan a besoin de soutien. Il sollicite les chaînes de télévision, les co-promoteurs et d’anciens collaborateurs, en leur rappelant les bénéfices qu’il leur a procurés par le passé. « J’ai généré des millions de revenus pour eux, maintenant je veux voir s’ils sont prêts à m’aider en retour », a-t-il ajouté.