La vente aux enchères de 285 objets personnels et souvenirs de Brigitte Bardot, organisée à l’hôtel Drouot à Paris le lundi 21 septembre 2026, a rapporté près de 954 000 euros frais compris. Les fonds récoltés seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot et à Nicolas-Jacques Charrier, fils unique de la star.
Une collection intime qui pulvérise les estimations à l’hôtel Drouot
L’événement a attiré la curiosité de milliers de collectionneurs et d’admirateurs. Quelque 3 000 enchérisseurs français et internationaux s’étaient inscrits pour acquérir des souvenirs issus de La Madrague et de la Garrigue, les résidences de la star à Saint-Tropez, ainsi que de son appartement parisien. Les cinq jours d’exposition préalable à l’hôtel Drouot ont rassemblé environ 15 000 visiteurs, selon les chiffres rapportés par l’article.
Le commissaire-priseur Alexandre Millon a qualifié la vente d’une vente en gants blancs
affichant cent pour cent de réussite, soulignant que la demande s’était adaptée à une offre unique et intime.
« Brigitte Bardot aura été, une fois encore, une formidable alchimiste : elle a transformé quelque 50 000 € d’estimations en près d’un million d’euros frais compris. »
Alexandre Millon, commissaire-priseur
Des enchères record pour les effets personnels et souvenirs
Les objets du quotidien et les souvenirs ayant appartenu à l’ancienne actrice se sont envolés à des tarifs bien supérieurs aux estimations initiales.

| Objet mis en vente | Prix d’adjudication |
|---|---|
| Bracelet à breloques | 43 000 € |
| Autoportrait de Brigitte Bardot | 30 000 € |
| Dessin de Sempé | 19 000 € |
| Bague Lalique | 16 500 € |
| Nécessaire du soir et sac officiel | 6 000 € |
D’autres objets plus modestes ont également rencontré un immense succès auprès du public. Un lot de trois peluches représentant des bébés phoques est quant à lui parti pour près de 2 200 euros.
La polémique entourant l’organisation de la dispersion
Cette dispersion des biens s’est déroulée dans un climat tendu. Deux jours avant le début des enchères, Bernard d’Ormale, le dernier mari de Brigitte Bardot, a publiquement qualifié l’événement de scandaleux
, affirmant n’avoir jamais été tenu informé du projet. La Fondation Brigitte Bardot a rapidement contesté ces accusations, indiquant que l’initiative avait été votée en juin par les instances dirigeantes, avec l’aval de Bernard d’Ormale lui-même qui présidait alors le conseil d’administration.
Le financement de la protection animale en héritage
Pour la direction de la fondation, ces enchères s’inscrivent dans la continuité directe des actions menées par la star de son vivant. Ghyslaine Calmels, directrice générale de l’institution, a rappelé la portée symbolique de cette démarche à l’issue de la vente.
« Cette vente est la suite logique de celle qu’elle a elle-même organisée en 1987 avec ses objets les plus précieux pour créer sa fondation. Aujourd’hui, son combat se poursuit à travers ces enchères. »
Ghyslaine Calmels, directrice générale de la Fondation Bardot
La Fondation Brigitte Bardot perpétue ainsi ses missions de défense de la cause animale à travers quatre refuges, 150 pensions partenaires et des actions menées dans 70 pays.
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