Publié le 21 octobre 2025 08h04. L’avenir de l’arbitrage vidéo (VAR) en Autriche est incertain, alors que les clubs de football se prononcent majoritairement en faveur de son maintien, malgré les coûts importants et les critiques persistantes sur son application.
- Les dirigeants sportifs et les entraîneurs de plusieurs clubs de Bundesliga autrichienne soutiennent le maintien du VAR, le considérant comme un outil essentiel pour l’équité du jeu.
- Les contraintes budgétaires actuelles pourraient cependant remettre en question la pérennité du système, qui coûte environ 1,5 million d’euros par an.
- Si certains estiment que le VAR est perfectible, d’autres pointent du doigt une dégradation de son utilisation en Autriche.
La polémique autour de la VAR ne faiblit pas en Autriche. Si la plupart des acteurs du football professionnel reconnaissent son importance pour garantir des décisions plus justes, la question de son coût et de son efficacité réelle reste au cœur des débats. Michael Parensen, directeur sportif du Sturm Graz, a clairement exprimé son opinion :
« Abolir le VAR serait un mauvais signal. Il y a eu beaucoup de combats pour son acceptation, et cela fonctionne dans une large mesure. Le VAR fait partie du football moderne dans le sens de l’équité. Je pense aussi que la qualité va continuer à s’améliorer. »
Cette position est partagée par les entraîneurs Stephan Helm et Peter Stöger. Ce dernier, du Rapid Vienne, souligne l’importance de la technologie pour corriger les erreurs flagrantes :
« Je pense que personne n’apprécierait que quelqu’un oublie que le ballon a été clairement tiré dans le but avec la main à un mètre de distance, et qu’il n’y aurait pas de punition parce que personne dans le stade ne l’a pas vu. »
Il ajoute :
« Si vous ne pouvez pas retirer cela, je trouve ça étrange. Je suis fan des choses très claires qui sont punies. »
Même l’ancien entraîneur Ivica Vastić, qui avait critiqué le VAR par le passé, se montre favorable à son maintien. Il estime qu’une suppression du système serait un recul :
« Si vous supprimez à nouveau le VAR, nous ferons un pas en arrière. Cela n’arrivera pas si nous sommes le seul pays d’Europe. Vous ouvrez un baril qui n’est pas nécessaire. »
Cependant, tous les entraîneurs ne partagent pas cet enthousiasme. Philipp Semlic, coach du WSG, constate une évolution « en déclin » de l’utilisation du VAR en Autriche et suggère une remise en question des dépenses :
« Ensuite, si vous disposez d’épargnes de nature financière, vous devez alors réfléchir à ce qui peut être économisé. »
Il critique également les rapports hebdomadaires sur les interventions du VAR, les jugeant inutiles et contre-productifs. Selon lui, il serait plus pertinent de communiquer directement avec les clubs concernés.
La question financière est au centre des préoccupations. Christian Ebenbauer, PDG de la Bundesliga autrichienne, a récemment déclaré que l’avenir du VAR était incertain :
« La question de savoir si et sous quelle forme le VAR aura lieu à l’avenir est encore totalement ouverte. »
La ligue, en collaboration avec l’ÖFB (Fédération autrichienne de football), recherche actuellement des pistes d’économies, et le VAR, avec ses 1,5 million d’euros de coût annuel, est un poste de dépense scruté de près. Un appel d’offres pour les prestataires techniques est en cours, avec une perspective à partir de 2026.
Ferdinand Feldhofer, entraîneur du GAK, craint les conséquences d’une suppression du VAR sur l’image de la Bundesliga :
« Ce serait clairement un pas en arrière pour l’Autriche sur le plan international si nous le perdions. »
Dominik Frieser, joueur du GAK, adopte une attitude plus détachée :
« C’est ennuyeux quand on marque un but et qu’il faut attendre pour voir si ça compte. S’il est là, il est là. Sinon, alors non, je m’en fiche. »
Les débats sur le VAR devraient se poursuivre, notamment en ce qui concerne les sanctions à l’encontre des arbitres et de l’équipe VAR, comme le prévoit Ivica Vastić. En fin de compte, comme le souligne Peter Stöger,
« Ce sont toujours les gens qui décident. »