Le coup de chaleur est une urgence médicale absolue qui nécessite une intervention immédiate pour abaisser la température corporelle et éviter des dommages neurologiques permanents.<Santé publique France## Pourquoi les seniors et les nourrissons sont-ils les plus exposés ? Certaines populations présentent une vulnérabilité biologique accrue face aux températures extrêmes. Les personnes âgées ont souvent une capacité de thermorégulation réduite. Le processus de sudation devient moins efficace avec l’âge, et la sensation de soif diminue, ce qui augmente le risque de déshydratation sans que l’individu n’en perçoive l’urgence. Les nourrissons et les jeunes enfants sont également à risque pour deux raisons principales. D’une part, leur rapport surface corporelle/masse est plus élevé, ce qui accélère l’absorption de la chaleur ambiante. D’autre part, leur système de régulation thermique est encore immature. Les autorités sanitaires recommandent une surveillance constante de ces groupes durant les périodes de vigilance météo. Les travailleurs en extérieur, notamment dans le secteur de la construction et de l’agriculture, subissent une exposition directe. Le stress thermique combiné à l’effort physique augmente la production de chaleur interne, aggravant le risque d’accident du travail lié à la chaleur. ## Quel est le lien entre canicule et complications cardiaques ou rénales ? La chaleur exerce une pression directe sur le système cardiovasculaire. Pour refroidir le corps, le cœur doit pomper davantage de sang vers la peau. Ce travail supplémentaire augmente la fréquence cardiaque et la demande en oxygène du muscle cardiaque. Pour les individus souffrant de pathologies préexistantes, cet effort peut déclencher des infarctus ou des insuffisances cardiaques. Le système rénal subit également des dommages importants. La déshydratation réduit le volume sanguin et la pression artérielle, ce qui diminue la perfusion des reins. Selon les données de l’OMS, une exposition prolongée à la chaleur sans apport hydrique suffisant peut provoquer une insuffisance rénale aiguë. L’impact s’étend aussi aux fonctions respiratoires. Les épisodes de chaleur intense sont souvent corrélés à une hausse des niveaux d’ozone au niveau du sol, un polluant qui irrite les voies aériennes et aggrave l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les autorités sanitaires surveillent ces corrélations pour émettre des alertes combinées chaleur et qualité de l’air.
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