La conservatrice Caroline Simard a remporté l’élection dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré le 5 octobre 2026 avec une avance de plus de cinq mille voix. Le candidat du Parti Québécois, François Gariépy, a perdu son pari face à la remontée de ses adversaires malgré une avance initiale en début de campagne.
L’issue du scrutin dans la circonscription le 5 octobre 2026 a pris de court les observateurs et les militants présents. La candidate Caroline Simard a devancé ses rivaux, distançant ses opposants de plus de cinq mille suffrages au terme du dépouillement.
La victoire surprise de Caroline Simard dans Charlevoix
Quelques minutes après l’annonce de sa victoire, la nouvelle députée s’est exprimée sur son retour en politique. Elle a déjà siégé à l’Assemblée nationale en tant que libérale de 2014 à 2018.
Mon expérience va être pertinente pour la jeune équipe que l’on est à l’Assemblée nationale
, a-t-elle indiqué, tout en précisant que des collègues lui avaient déjà fait savoir qu’ils auraient besoin de son appui. Elle a également réaffirmé son intention de présenter aux habitants de l’île d’Orléans le projet de troisième lien, qu’elle juge bénéficiant d’une acceptabilité sociale solide dans le secteur.

Le recul de François Gariépy et du Parti Québécois
Du côté du Parti Québécois, la déception a rapidement éclipsé la ferveur initiale des militants rassemblés aux Éboulements.
La campagne du candidat péquiste a été marquée par des remous dès son lancement au mois d’août. Des écrits publiés par le passé dans le magazine Voir et des interventions radiophoniques remontant à son époque de journaliste à CHOI Radio X ont refait surface, alimentant les discussions dans toute la région. Radio X » en octobre 2020 en raison de ses critiques acerbes contre les mesures sanitaires de l’époque.
Les contestations internes et le soutien de la direction
Ces antécédents ont provoqué des tensions au sein même de la formation politique. Des militants avaient acheminé une missive de contestation aux instances dirigeantes du parti afin de faire obstruction à sa candidature, sans succès. Des élus et d’anciens représentants municipaux de la région avaient également multiplié les déclarations sévères à son égard.
Malgré cette contestation locale, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a constamment défendu son candidat au cours des semaines mouvementées de la course, le qualifiant de « tellement un bon gars ». Cette décision de maintenir l’investiture malgré la polémique a toutefois pesé lourd dans la balance, privant le parti d’une circonscription où il disposait d’une avance considérable au déclenchement des hostilités électorales.
Une vague conservatrice qui balaie les prévisions
Les sondages publiés à l’approche du scrutin laissaient entrevoir un duel serré entre le candidat péquiste et la représentante conservatrice. Cependant, l’ampleur de la remontée de Caroline Simard dans les derniers jours a pris les stratèges de court. François Gariépy a reconnu l’existence d’un mouvement de fond en faveur de ses adversaires, tout en soulignant qu’il ne regrettait pas l’énergie investie dans sa démarche.
Le candidat malheureux a salué la victoire de son chef à l’échelle nationale, tout en concédant que la vie en a décidé autrement
quant à sa participation au gouvernement péquiste qui se dessinait par ailleurs sur les ondes publiques.