Publié le 3 novembre 2025. En 2003, Andy Roddick a atteint le sommet du classement ATP, devenant le dernier joueur américain à occuper la première place mondiale en simple. Retour sur l’ascension fulgurante d’un champion.
Le 3 novembre 2003, Andy Roddick a officiellement intégré le cercle très fermé des numéros un mondiaux du tennis masculin. Deux mois seulement après son unique victoire en Grand Chelem à l’ US Open, l’Américain a pris la tête du classement ATP, une position qu’il a conservée pendant 13 semaines, lui valant le titre de numéro un de fin d’année.
L’année 2003 a été couronnée de succès pour Roddick, avec cinq titres supplémentaires remportés sur le circuit, dont au moins un sur chaque surface. Sa collaboration avec l’entraîneur Brad Gilbert a marqué un tournant, notamment avec l’abandon de sa visière pour une casquette de camionneur. Roddick a particulièrement brillé lors du swing nord-américain sur dur, enchaînant 19 victoires consécutives et remportant trois titres majeurs.
À Montréal, il n’a concédé que deux sets, dont un face à Roger Federer en demi-finale. Il a ensuite confirmé sa domination à Cincinnati, ne perdant qu’un seul set, face à Mardy Fish en finale, avant de renverser la situation en remportant deux tie-breaks.
Son parcours à l’ US Open a été plus laborieux, notamment en demi-finale contre David Nalbandian, où il a dû sauver une balle de match. Son service puissant lui a permis de renverser la situation et de l’emporter en cinq sets. En finale, il a dominé Juan Carlos Ferrero en deux sets, ce dernier ayant brièvement occupé la première place mondiale.
Deux mois plus tard, après avoir atteint les demi-finales à Bâle et à l’ATP Masters 1000 de Madrid, Roddick a finalement dépassé l’Espagnol pour devenir officiellement numéro un mondial. Sa règne a pris fin en février 2004, lorsque Roger Federer a entamé une série record de 237 semaines consécutives au sommet du classement.