Le maire-président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a exigé le 10 août 2026 la création d’un centre de rétention pour les migrants et demandeurs d’asile après une vague d’entrées massives depuis le Maroc fin juillet. Entre 8 000 et 11 000 personnes demeurent actuellement sur le territoire de l’enclave espagnole selon les autorités locales.
L’enclave espagnole de Ceuta traverse une crise migratoire aiguë suite à un franchissement massif de la frontière avec le Maroc survenu le 30 juillet 2026. Face à l’ampleur du flux, Juan Jesús Vivas, maire-président de la ville et membre du Parti populaire (PP), a officiellement demandé la mise en place d’une infrastructure de confinement pour gérer les populations migrantes et sans-papiers qui circulent dans les rues de la cité.
L’exigence d’un centre d’internement par Juan Jesús Vivas
Le maire-président a insisté sur la nécessité d’isoler les arrivants pour stabiliser la situation sécuritaire de l’enclave.
Juan Jesús Vivas, maire-président de Ceuta, a déclaré aux journalistes qu’un espace faisant office de centre d’internement pour les étrangers doit être mis en place, afin que ces personnes puissent y être détenues et rester confinées.
Cette demande intervient alors que les services municipaux et les forces de l’ordre peinent à gérer le volume de migrants restés sur le territoire après le pic d’entrées de la semaine dernière. L’objectif affiché par la municipalité est de mettre fin à l’errance des migrants dans l’espace public et d’accélérer les procédures d’identification et de renvoi.
Bilan humain et situation après le 30 juillet
Le franchissement massif du 30 juillet a vu des milliers de personnes tenter de pénétrer dans l’enclave. Si une partie des migrants a commencé à retourner vers le Maroc, le volume de personnes restantes demeure critique.
L’afflux a été décrit comme étant plusieurs fois supérieur au nombre de personnes actuellement encore présentes sur le sol espagnol, soulignant l’intensité du mouvement initial.
Tensions diplomatiques et gestion frontalière
Le maire-président Vivas lie directement la sécurité de la ville à la capacité de l’État à détenir et expulser rapidement les migrants arrivés lors de cette vague.