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Cléopâtre a déposé son trésor sur la place Vendôme… Et Van Cleef & Arpels en a fait une collection baptisée « Fascination d’Egypte »

L'Égypte occupe une place à part dans l'histoire et le style de la maison, qui a fondé son activité en 1906 depuis plus d'un siècle.

Cléopâtre a déposé son trésor sur la place Vendôme… Et Van Cleef & Arpels en a fait une collection baptisée « Fascination d'E

L’Égypte occupe une place à part dans l’histoire et le style de la maison, qui a fondé son activité en 1906 depuis plus d’un siècle. Dès 1910, le lotus fait son apparition dans les créations de joaillerie, deux ans seulement après qu’un prince de la famille royale d’Égypte a effectué ses tout premiers achats auprès de l’enseigne.

Un siècle d’inspiration égyptienne à la place Vendôme

Cet engouement s’est considérablement amplifié au lendemain de la découverte de la tombe du pharaon Toutânkhamon en 1922. Le royaume du Nil a alors envahi les arts décoratifs français, poussant les ateliers à multiplier les références à l’Égypte ancienne dans des bracelets, des sautoirs et des broches exposés dès 1923 et 1924 dans les vitrines du 26, place Vendôme.

Les mystères de l’Égypte antique pour nouvelle collection

C’est dans ce même écrin parisien que la maison a présenté sa toute dernière collection de haute joaillerie intitulée « Fascination d’Égypte ». L’événement s’est déroulé au cœur d’un mois de juin marqué par une quiétude remarquable dans les rues de la capitale, ainsi que le rapporte le journal suisse Letemps.

Cléopâtre a déposé son trésor sur la place Vendôme… Et Van Cleef & Arpels en a fait une collection baptisée « Fascination d'E
Photo: laprovence.com

Prévue initialement en deux volets, dont une seconde partie axée sur le « don du Nil », l’organisation globale a dû s’adapter aux contingences géopolitiques du moment. L’expérience immersive est toutefois restée intacte, le joaillier exposant l’attrait persistant exercé par cette civilisation à travers les âges.

L’école de joaillerie forme les novices près de la place Vendôme

Parallèlement à ses créations d’exception, l’institution fait vivre son savoir-faire à travers son établissement d’initiation inauguré en février 2012. Douze élèves novices, répartis en neuf femmes et trois hommes, ont pris leurs marques dans des locaux flambant neufs et lumineux de 750 mètres carrés inaugurés un mardi près de la Place Vendôme à Paris.

Cléopâtre a déposé son trésor sur la place Vendôme… Et Van Cleef & Arpels en a fait une collection baptisée « Fascination d'E
Photo: lesechos.fr

L’école vise à lever le voile sur un métier méconnu et susciter des vocations, selon sa présidente Marie Vallanet. Cette structure répond à une pénurie de recrutement en France malgré la renommée internationale du secteur et des formations prestigieuses comme l’École Boulle. La production de bijouterie-joaillerie représentait un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros en France en 2012, enregistrant une hausse par rapport à 2009.

Dans l’inconscient collectif, le luxe c’est les paillettes. Mais ce qui est intéressant, c’est ce qu’il y a derrière. On s’est dit qu’il fallait faire mieux connaître le métier.

Entre ateliers de sertissage et contraintes de rentabilité

Fréquentée par des profils aussi divers qu’un contrôleur de gestion ou une salariée de l’hôtellerie, l’école propose des modules de quatre heures facturés entre 600 et 950 euros. Les participants y découvrent le travail de la montre avec Aamir l’horloger, l’origine des pierres avec Dominique le gemmologue, ou encore la mise en lumière des bagues aux côtés de Victoria la dessinatrice.

Van Cleef & Arpels' Fascinating Egypt High Jewelry collection

Le joaillier Maxime, au service de la maison depuis 33 ans, encadre l’apprentissage du sertissage et rappelle l’exigence physique et la patience requises par ces métiers d’art, où la confection d’une seule bague peut exiger jusqu’à 450 heures de labeur.

Interrogée sur la viabilité économique de cet espace d’apprentissage, la direction assume un modèle non lucratif. Non, elle n’est pas rentable. Mais la rentabilité n’est pas le but premier, souligne la présidente de l’école, tout en confirmant que l’expansion internationale se poursuivra après une étape réussie à Tokyo et de futures incursions envisagées à Hong Kong ou aux États-Unis.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.