Plus de 2,1 tonnes de cocaïne ont été saisies au large de l’Espagne lors d’une opération internationale menée le 14 septembre 2026. Cinq personnes ont été arrêtées, dont quatre membres d’équipage interceptés à bord d’un voilier par les douanes espagnoles en coopération avec la France, les États-Unis et le Royaume-Uni.
Une vaste opération internationale de lutte contre le trafic de stupéfiants a permis l’interception de 70 colis de drogue en haute mer. La cargaison, évaluée à plus de 20 millions d’euros, était transportée sur une embarcation de plaisance partie de Catalogne, selon les informations diffusées par la presse régionale.
L’interception du voilier au large de la Galice
Le voilier, baptisé Seute Deern et battant pavillon polonais, a été stoppé net le 14 septembre à environ 400 milles nautiques des côtes galiciennes. L’intervention a été menée à bien par le navire des opérations spéciales Petrel I, appartenant au service de surveillance douanière de l’Agence fiscale espagnole.
À bord du sloop de 14 mètres, les douaniers ont mis la main sur près de 2 100 kilogrammes de cocaïne répartis dans 70 colis distincts. Les quatre membres d’équipage présents sur le navire ont été immédiatement interpellés par les forces de l’ordre. Le groupe comprenait un ressortissant argentin, un Uruguayen, un Colombien et un Albanais.
Ce dernier faisant office de « notaire », chargé par son organisation criminelle de la bonne marche de l’opération.
L’Indépendant
Une surveillance de plusieurs mois coordonnée à l’échelle européenne
L’opération baptisée DONCELLA n’est pas le fruit du hasard. Les investigations ont débuté en février 2026 à la suite de renseignements sur un trafic potentiel impliquant un voilier dans la zone frontalière franco-espagnole. Les autorités ont repéré l’embarcation en juin dans le port de Roses, sur la Costa Brava.

Le navire avait attiré l’attention des enquêteurs dès le mois de juillet lorsqu’il avait quitté le port catalan sans activer son système d’identification automatique (AIS), un dispositif pourtant obligatoire pour assurer la traçabilité des navires en mer par radio VHF et GPS.
Face à l’ampleur du réseau, un dispositif international a été déployé. Il a associé la Direction Nationale du Renseignements et des Enquêtes Douanières (DNRED) française, la National Crime Agency (NCA) britannique et la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine, le tout sous la houlette du Centre de renseignement contre le terrorisme et le crime organisé (CITCO) et du Maritime Analysis and Operations Centre – Narcotics (MAOC-N).
Les arrestations à terre et la structure du réseau criminel
L’enquête ne s’est pas arrêtée à la capture du voilier. Tandis que le navire spécialisé faisait route vers le port de Vigo, les investigations menées sur le sol espagnol ont permis d’identifier d’autres complices présumés.

Un suspect soupçonné d’avoir orchestré la logistique depuis la région de Gérone a été arrêté. Selon les précisions apportées par la Douane française, son rôle consistait à dénicher et à louer des voiliers pour le compte des organisations criminelles. Un second individu, chargé de surveiller les mouvements pour prévenir toute descente des autorités, se trouve actuellement en fuite et fait l’objet de recherches actives.
Au total, cinq personnes se trouvent dans le collimateur de la justice. La procédure judiciaire est désormais suivie de près par l’Audiencia Nacional, tandis que la propriété exacte du voilier fait l’objet de vérifications approfondies auprès des autorités polonaises.