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Colin Doak: Belfast Man qui a partagé des images de maltraitance «dépravées» évite la prison

Publié le 30 septembre 2023 à 10h10. Un homme de Belfast a été condamné pour avoir possédé et diffusé des images de maltraitance infantile, un dossier qualifié de particulièrement grave par la justice. Colin Doak a plaidé coupable…

Colin Doak: Belfast Man qui a partagé des images de maltraitance «dépravées» évite la prison

Publié le 30 septembre 2023 à 10h10. Un homme de Belfast a été condamné pour avoir possédé et diffusé des images de maltraitance infantile, un dossier qualifié de particulièrement grave par la justice.

  • Colin Doak a plaidé coupable de 23 chefs d’accusation liés à la possession et à la diffusion d’images et de vidéos pédopornographiques.
  • La juge Laura Ievers a souligné la nature particulièrement odieuse des images, au point de refuser de les décrire publiquement lors de la condamnation.
  • Doak a été condamné à 100 heures de travaux d’intérêt général et à trois ans de probation, assortis d’une ordonnance de surveillance électronique (ECO) stricte.

Colin Doak, originaire de Belfast, a été jugé devant la Couronne d’Antrim vendredi dernier. L’affaire a révélé l’existence d’une collection numérique comprenant près de 1 800 fichiers illégaux, dont plus de 700 vidéos et images de la catégorie A – les plus graves, impliquant des actes sexuels pénétrants sur des enfants, y compris des bébés. La juge Laura Ievers KC a exprimé son aversion face à la nature de ces images, déclarant :

« Les descriptions des images dans cette affaire sont telles que je m’abstiendrai de les lire dans le cadre des remarques de condamnation. »

Juge Laura Ievers KC

L’enquête a débuté en février 2023, lorsque l’unité de lutte contre la criminalité organisée du South Western, basée en Angleterre, a alerté le PSNI (Police Service of Northern Ireland) après que Doak ait envoyé des images à un agent infiltré via un messager chiffré. Des perquisitions au domicile de l’accusé ont permis de saisir plusieurs appareils électroniques contenant le matériel illégal. Doak avait déjà partagé des vidéos et des photographies de catégories A et B avec l’officier d’infiltration avant que l’information ne soit transmise au PSNI.

Lors de son interrogatoire, Doak a avoué posséder le matériel, mais a nié tout intérêt sexuel pour les enfants. Il a expliqué avoir été lui-même victime de traumatismes infantiles et avoir été entraîné dans une spirale de recherche d’images choquantes, qu’il a décrit comme un « terrier de lapin ». Il a également suivi des séances de conseil et achevé un programme de réadaptation.

La juge Ievers a reconnu les efforts de réhabilitation de Doak et son sentiment de remords, mais a estimé que la gravité des faits et le nombre d’images impliquées justifiaient une peine sévère. Elle a imposé une ordonnance de surveillance électronique (ECO) qui impose à Doak de vivre à une adresse approuvée, de limiter son accès à Internet, de ne pas avoir de contact avec des enfants et de déclarer toute relation intime future. Elle a également ordonné qu’il s’inscrive auprès de la police en tant que délinquant sexuel pour les cinq prochaines années, tout en renonçant à une ordonnance de prévention des infractions sexuelles, compte tenu des conditions strictes de l’ECO.

La juge a conclu en avertissant Doak que toute violation des termes de sa probation ou de l’ECO entraînerait son renvoi devant le tribunal.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.