Publié le 30 décembre 2025 18:34:00. Alors que le froid s’installe sur la région Nouvelle-Aquitaine, le zoo de la Palmyre, en Charente-Maritime, adapte le quotidien de ses animaux exotiques pour les protéger des températures hivernales, sans pour autant perturber l’expérience des visiteurs.
- Le zoo de la Palmyre met en place des dispositifs pour protéger ses animaux du froid, notamment en les abritant dans des bâtiments chauffés.
- Les soigneurs enrichissent l’environnement des animaux pour les occuper et stimuler leurs instincts naturels pendant les mois d’hiver.
- Malgré le froid, la plupart des animaux continuent d’être visibles par les visiteurs, qui peuvent les observer à travers les vitres ou lors de leurs sorties occasionnelles.
Si les loups, avec leur épais pelage, ne semblent pas affectés par les températures qui peinent à dépasser les 4 à 5 degrés Celsius dans le Poitou-Charentes, les espèces plus sensibles au froid, comme les chimpanzés, les gorilles et les ouistitis, sont quant à elles bien à l’abri dans des bâtiments chauffés. Les visiteurs peuvent ainsi les observer de près, à l’abri du froid, grâce aux baies vitrées.
Contrairement à une idée reçue, la sensibilité au froid des animaux africains n’est pas systématique. « Si on regarde le Botswana, au mois de juin, il fait 6 degrés en moyenne et cela peut descendre jusqu’à moins 4 degrés », explique Hanae Pouillevet, vétérinaire au zoo. « De nombreuses espèces africaines supportent les vagues de froid. » Tout dépend de la physiologie de l’animal. Dès que le soleil se montre et que l’air s’adoucit, les soigneurs laissent aux animaux la liberté de choisir : « Ils ont la possibilité de circuler librement. Ils peuvent rentrer dans le bâtiment où se trouvent des lampes chauffantes mais, s’ils le veulent, ils peuvent aller prendre l’air au soleil. »
Les soigneurs ne se contentent pas de protéger les animaux du froid, ils veillent également à les stimuler mentalement. « Nous mettons en place ce que nous appelons des enrichissements », précise Matteo Vertolli, l’un des soigneurs. « Ce sont des systèmes qui permettent aux animaux de passer plus de temps à chercher et à récupérer la nourriture. Cela permet qu’ils conservent leurs instincts naturels et en plus, cela les occupe et on casse l’ennui qui se mettrait en place si nous nous contentions de distribuer la nourriture. »
Dans l’enclos des éléphants, un animal s’active autour d’un seau dissimulé dans un tuyau en béton, cherchant à atteindre sa récompense. Les girafes, quant à elles, profitent des quelques heures de soleil pour sortir et se dégourdir les pattes après une matinée passée à l’abri. Les tortues exotiques, en revanche, restent blotties les unes contre les autres sous les lampes chauffantes de leur vivarium, attendant le retour des beaux jours.
« Nous avons trois modes de chauffage : les lampes chauffantes, les pompes à chaleur pour les bassins et l’aérothermogaz », détaille Pierre Caillé, directeur du zoo de la Palmyre. « Le gaz nous permet d’avoir une à deux semaines d’autonomie en hiver en cas de tempête et de coupure d’électricité. »
Gnous, autruches, flamants roses, tigres… le zoo de la Palmyre continue d’accueillir ses visiteurs et de présenter sa faune diversifiée, même en plein hiver. Les animaux, pour la plupart, semblent peu perturbés par le froid et continuent à mener leur vie, offrant un spectacle fascinant à ceux qui viennent les observer.
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