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Commentaire sur l’Évangile du dimanche 30/11/2025

Publié le 30 novembre 2025 à 06h40. Avec le début de l'Avent, les chrétiens entament une nouvelle année liturgique, un temps de préparation à la célébration de la venue du Christ, mais aussi d'attente de son retour. L'année…

Commentaire sur l’Évangile du dimanche 30/11/2025

Publié le 30 novembre 2025 à 06h40. Avec le début de l’Avent, les chrétiens entament une nouvelle année liturgique, un temps de préparation à la célébration de la venue du Christ, mais aussi d’attente de son retour.

  • L’année liturgique chrétienne est centrée sur la Pâque et se déroule en plusieurs temps : Avent, Noël, Carême, Pâques et temps ordinaire.
  • L’Avent est une période de double attente : la célébration de la naissance de Jésus et l’espérance de son retour dans la gloire.
  • La Parole appelle à une vie attentive et à se débarrasser des distractions qui nous éloignent de Dieu, en se préparant à accueillir le Christ dans le quotidien.

L’année liturgique, distincte du calendrier civil, s’ouvre ce dimanche avec le temps de l’Avent. Contrairement à une division saisonnière basée sur les solstices et les équinoxes, cette année est rythmée par l’histoire des relations entre Dieu et l’humanité, et plus particulièrement par le récit de Jésus-Christ, par qui Dieu a établi une Nouvelle Alliance.

Le cœur de l’année liturgique est constitué par la Pâque du Seigneur, et plus précisément par le Triduum pascal, s’étendant du Jeudi Saint au dimanche de Pâques. Ce temps pascal, qui dure sept semaines, est précédé par le Carême, une période de six semaines de préparation spirituelle. L’Avent, qui dure quatre semaines, et Noël, qui s’étend sur environ deux semaines, complètent ce cycle, entrecoupé de périodes dites « ordinaires ».

Le temps de l’Avent est marqué par une double célébration de la venue du Seigneur Jésus. Il s’agit à la fois de se préparer à commémorer sa naissance, qui a accompli les promesses anciennes et ouvert la voie du salut, et d’anticiper son retour. Comme le souligne saint Cyrille de Jérusalem :

« On ne s’arrête pas seulement à la première descente, mais on attend la seconde. »

Saint Cyrille de Jérusalem

L’attente de la venue du Seigneur dans l’humilité renforce l’espérance de son retour « dans la majesté de sa gloire ».

Le livre d’Isaïe évoque un nouvel ordre mondial où les instruments de guerre seront transformés en outils de paix : « ils forgeront des épées en socs de charrue et des lances en serpes ». L’attente de cette transformation peut parfois sembler longue et décourageante. Jésus invite, ce dimanche, à la vigilance, non pas dans l’attente d’une destruction, mais dans l’espérance d’un temps nouveau, messianique, où régnera la paix, ce don suprême, comme le rappelle le Psaume 121.

La Parole nous rappelle que Jésus, le Fils de l’homme, vient nous libérer de nos entraves et de nos incertitudes. Il est notre justice et notre salut. Saint Paul, dans sa lettre aux Romains, affirme que le salut est proche et que le jugement est une source de salut, non de damnation. Il est donc impératif de se réveiller et d’agir avec dignité, en abandonnant les œuvres des ténèbres : excès alimentaires, ivresse, luxure, disputes et querelles. Il convient d’identifier et de rejeter tout ce qui nous éloigne de la lumière dans notre vie contemporaine.

L’Évangile peut sembler énigmatique, évoquant des fragments de conversation entendus au loin. Il rappelle la situation vécue au temps de Noé, où les gens continuaient à vivre leur vie quotidienne – manger, boire, se marier – sans se rendre compte de la catastrophe imminente. Il ne s’agit pas d’abandonner les activités de la vie courante, mais de leur donner une profondeur nouvelle, de les vivre en présence de Dieu et en vue de Dieu.

Jésus nous enseigne à ne pas nous attacher aux biens terrestres, car nous nous préparons à son second avènement. Cette perspective exige une vie attentive, car nous ignorons le jour et l’heure de son retour. Durant cette période d’attente, de nombreuses difficultés menacent le peuple de Dieu. L’important est d’être prêt à réagir conformément à la volonté divine. Ce moment peut survenir à travers notre propre mort ou lors d’un événement décisif. L’essentiel n’est pas le lieu où nous nous trouvons, mais l’état de notre cœur et la manière dont nous vivons dans l’attente.

Il ne s’agit pas de se préparer comme à un examen, mais de vivre de manière à être toujours prêt à accueillir le Christ. Dieu regarde au plus profond de nos cœurs et nous voit tels que nous sommes. Au moment crucial, à quoi penserons-nous ? Aux objets matériels, à l’opinion des autres ? Si nous n’avons pas l’essentiel, l’amour qui guide nos choix, rien ne pourra combler le vide intérieur. Nous nous présenterons devant Dieu tels que nous serons à ce moment-là.

Sommes-nous capables de trouver Dieu dans la vie quotidienne, ou le substituons-nous par des idoles telles que la réussite ou le confort ? Quelle est la chose la plus importante pour nous ? Prenons le temps d’en parler à Dieu aujourd’hui.

Durant ces quatre semaines de l’Avent, nous avons la belle tâche de préparer notre cœur comme un berceau pour accueillir Celui qui nous donne la vie. Saisissons l’occasion de monter dans le train de l’espoir et de profiter des bienfaits qu’il offre. Soyons nous-mêmes porteurs d’espoir, afin de construire ensemble la nouvelle humanité qui aspire à la Jérusalem céleste. Soyons des prophètes d’espérance, et non de désespoir, car le monde a besoin d’hommes et de femmes emplis d’optimisme.

Votre frère dans la foi,
Alexandre, CMF

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.