La Fédération tunisienne de football a nommé Hervé Renard sélectionneur national ce mardi, après le limogeage de Sabri Lamouchi suite à la défaite 5-1 contre la Suède lors du premier match de la Coupe du monde 2026. Renard, arrivé au Mexique, doit désormais préparer l’échéance cruciale face au Japon prévue ce dimanche.
L’entrée en matière des Aigles de Carthage dans le groupe F a tourné au désastre. Dominés tout au long de la rencontre, les Tunisiens ont subi un score sans appel de 5-1 face à une équipe suédoise incisive, comme l’a rapporté L’Opinion. Ce naufrage n’est pas un cas isolé dans la préparation du Mondial ; avant le coup d’envoi de la compétition, la Tunisie s’était déjà inclinée 5-0 contre la Belgique à Bruxelles.
La réaction de la Fédération tunisienne de football (FTF) a été immédiate et radicale. Sabri Lamouchi et l’ensemble de son encadrement technique ont été limogés dès le lundi suivant la défaite. Selon L’Équipe, cette transition s’est déroulée dans un climat de tension extrême, marqué par le mécontentement des supporters.
Un scénario identique à celui de la Côte d’Ivoire en 2014
Photo: L'Équipe
Le remplacement de Sabri Lamouchi par Hervé Renard provoque une sensation de déjà-vu pour les observateurs du football africain. Comme le souligne TV5MONDE, c’est la deuxième fois que ces deux techniciens français se succèdent à la tête d’une même sélection nationale.
En 2014, après un Mondial manqué avec la Côte d’Ivoire, Sabri Lamouchi avait démissionné. Hervé Renard avait alors pris les commandes des Éléphants, arrivant avec le momentum d’un titre remporté avec la Zambie en 2012. Ce pari s’était avéré payant : Renard avait conduit la Côte d’Ivoire à la victoire lors de la CAN 2015 en Guinée équatoriale, devenant le premier entraîneur à remporter deux Coupes d’Afrique avec deux nations différentes.
Aujourd’hui, la FTF mise sur ce même profil de “pompiers” capable de redresser une barre très basse en un temps record. Renard, 57 ans, arrive dans un contexte bien plus précaire qu’en 2015, avec une équipe tunisienne fragilisée et sans star majeure, dans un groupe composé de la Suède, du Japon et des Pays-Bas.
La stratégie de rachat pour le match contre le Japon
Coupe du monde 2026 : Hervé Renard nommé sélectionneur de la Tunisie en plein Mondial
Arrivé mardi au Mexique pour rejoindre le camp de base, Hervé Renard a immédiatement tenté de restaurer le moral des troupes. Pour le technicien, l’urgence est psychologique. Il a identifié un manque d’énergie dans les duels et un déficit de dynamisme lors du match contre la Suède.
“Maintenant, il faut avancer parce que dans le football, on n’a pas de temps à perdre. Il faut se remobiliser, je sais que c’est dur : on arrive, on a les jambes lourdes, un peu plus lourdes que d’habitude parce que ça fait mal à la tête. On a joué, on sait ce que c’est. Mais quand on est professionnel, il faut savoir rebondir”
Hervé Renard, sélectionneur de la Tunisie, via Flashscore.fr
L’objectif pour la rencontre de dimanche à 05h00 est pragmatique. Selon Flashscore.fr, Renard souhaite avant tout donner une “meilleure image” que lors du premier match et “aller chercher un résultat positif” face au Japon.
Ce défi marque la troisième Coupe du monde de Renard avec une troisième nation différente, après le Maroc en 2018 et l’Arabie saoudite en 2022. C’est aussi une occasion de rachat personnel après des expériences moins concluantes avec l’équipe de France féminine, éliminée en quart de finale lors du Mondial 2023 et des JO 2024.
La composition du nouveau staff technique
Pour accompagner Renard dans cette mission commando, la FTF a procédé à une réorganisation complète de l’encadrement. Comme l’a dévoilé Aujourd’hui le Maroc, le nouveau staff technique se compose ainsi :
Rôle
Nom(s)
Sélectionneur
Hervé Renard
Adjoint
Frédéric Biancalani
Entraîneur des gardiens
Gilles Fouache
Préparation physique
David Barriac, Anas Gazouz
Analyse et performance
Wahbi Khazri, Alexandre Kerveillant, Helmi Kchou, Anis Ben Mlik
Ce déploiement technique vise à stabiliser une équipe qui n’a jamais dépassé le premier tour d’un Mondial en six participations. Le mot d’ordre imposé par Renard pour dimanche est simple : “C’est on est ensemble.”
L’équation reste toutefois complexe. Après le choc face au Japon, la Tunisie devra conclure sa phase de poules le 26 juin à minuit contre les Pays-Bas. Pour espérer une qualification historique, les Aigles de Carthage doivent impérativement transformer leur visage dès dimanche, sous peine de voir leur aventure mondiale s’arrêter prématurément.
Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.