Publié le 24 septembre 2025 18:30:00. Le président colombien Gustavo Petro a annoncé son intention de faciliter l’enrôlement de volontaires colombiens souhaitant participer à la défense de Gaza, une initiative qui intervient dans un contexte de tensions internationales croissantes et de critiques virulentes envers la politique israélienne.
- Gustavo Petro a appelé à la formation d’une armée internationale pour défendre Gaza.
- La Colombie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël en 2024.
- Le président Petro et sa délégation ont manifesté leur désaccord avec le discours de Benjamin Netanyahu à l’ONU.
Lors de son allocution à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président colombien Gustavo Petro a annoncé l’ouverture des inscriptions pour les citoyens colombiens désireux de rejoindre les rangs de ceux qu’il considère comme les défenseurs de la Palestine. Cette annonce, qui a suscité l’attention, s’inscrit dans la continuité de la position ferme de Petro à l’égard du conflit israélo-palestinien.
Le président, connu pour ses convictions de gauche, a estimé que « le moment est venu d’agir ». Il a plaidé pour la constitution d’une force internationale, rassemblant des combattants issus de différentes cultures, afin de soutenir Gaza. Il a même affirmé, arborant un keffieh palestinien, qu’il n’hésiterait pas à s’engager personnellement dans cette lutte, fort de son expérience passée dans des combats.
« Si personnellement, je combat cette bataille, je n’hésiterai pas »
Gustavo Petro, président colombien
L’engagement de Petro ne s’est pas limité à ses déclarations. Il a participé activement à une marche de soutien à la Palestine dans les rues de New York, aux côtés de milliers de manifestants, dont le musicien britannique Roger Waters, ancien membre du groupe Pink Floyd.
Le président colombien est l’un des critiques les plus acerbes d’Israël. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l’a d’ailleurs qualifié de « criminel de génocide ». En signe de protestation, la vice-présidente colombienne Francia Marquez et les membres de la délégation colombienne ont quitté la salle de l’ONU lors du discours de Netanyahu, levant le poing en signe de désapprobation.
La rupture des relations diplomatiques entre la Colombie et Israël, intervenue en 2024, témoigne de la profondeur du désaccord entre les deux pays concernant la situation à Gaza.
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